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Persona 3

Au début de l'année, j’ai terminé Persona 3. J’ai trouvé ce jeu génial!


Mon intérêt pour Persona remonte à mon adolescence, quand j’ai joué au premier jeu de la série. C’était un RPG de 140 heures, sorti sur le premier Playstation, que je n’avais jamais pu finir. Ce qui avait attiré mon attention, c’était les personnages sympathiques dans le jeu - des étudiants insouciants qui jouent avec des forces occultes. J’aimais bien qu’une histoire, pour une fois, se passe dans notre monde, à notre époque et dans un espace limité qui n’englobe pas le monde entier! :-) Je trouvais cela original. Quand j’ai vu l’an dernier qu’il y avait un autre Persona, je me suis dit pourquoi pas! Il fallait que j’en passe un de la série, c’était une question d’honneur!

Comme la tradition le veut, j’ai essayé le jeu (juste pour voir) en arrivant du magasin. Et devinez quoi? Je n’ai pas été capable de décrocher! L’introduction, une longue scène digne d’un dessin animé japonais lugubre, m’a tout de suite captivée : un jeune garçon qui arrive dans une ville où il se passe des phénomènes étranges, une adolescente qui a l’air terrifiée et qui pointe une arme contre elle, une heure cachée - la dark hour - entre minuit et une heure, que seuls quelques personnes (dont le héros) peuvent voir, une tour remplie de monstres qui apparaît à la place de l’école et qu’on peut voir seulement pendant la dark hour, une musique qui nous met tout de suite dans un atmosphère mystérieux. Bref, je n’ai pas pu faire autrement que commencer ce jeu de 70 heures!

Après mes premières impressions, j’ai découvert le système du jeu. C’est un RPG qui se déroule en fonction d’un calendrier. Contrairement aux autres jeux du genre, ce n’est pas l’exploration du monde qui détermine le déroulement de l’histoire, mais le temps qui passe. On est amené à vivre, dans la peau du personnage principal, ses journées à l’école. Parfois, on a des examens et des questions de connaissance générales. On peut ainsi augmenter notre degré de maîtrise académique. Ensuite, on a le choix de faire plusieurs activités : aller au cinéma, aller au café, aller à l’arcade, etc. Toutes ces activités nous permettent d’augmenter notre charme et notre courage. Ces caractéristiques deviennent nécessaires pour créer certaines relations avec d’autres personnages du jeu. Une fois une relation établie, il est possible de l’approfondir jusqu’à son aboutissement final. C’est un peu le même principe que dans les jeux de simulation de rencontres. Personnellement, c’est une des parties du jeu que j’ai préféré, parce que j’aimais bien les petites histoires des personnages secondaires. Je regrettais seulement de ne pas pouvoir créer de relations avec tous les membres de mon équipe. Mais cela a été corrigé dans Persona 4…

Tous les soirs ou presque, le personnage peut choisir d’aller à Tartarus, la tour qui apparaît pendant la dark hour. Il s’agit d’un donjon possédant plus de 250 étages divisés en sections qui deviennent accessibles suite à certains événements. Son but est de comprendre pourquoi cette tour apparaît. Au cours de ses divers combats, le personnage obtiens des Persona, des êtres qu’il a le pouvoir d’invoquer afin d’utiliser les multiples magies qu’ils possèdent. Il peut également plus tard fusionner divers Persona ensemble, et tout dépendant des relations sociales qu’il aura créé, certains Persona de certains types deviendront plus puissants quand ils seront fusionnés. Également, certains Persona deviennent accessibles seulement lorsque certaines relations sociales sont au niveau maximal. Je me suis beaucoup amusé avec ce système. J’ai laissé un peu le hasard et mes préférences de relations sociales guider mes choix, je n’ai donc pas joué avec de FAQ pour obtenir la combinaison parfaite de parfait combattant, mais en définitive, je n’ai pas eu trop de misère à passer le jeu. Il faut préciser que j’ai pris le niveau facile!

En gros, pour le moment, Persona 3 a été mon jeu de l’année! Je regrette seulement de ne pas pu avoir satisfait ma curiosité en finissant toutes les relations sociales du jeu! Le temps manquait (pas mon temps à moi, mais celui du calendrier du jeu). J’ai bien aimé que dans Persona 3, on ne puisse pas tout avoir et que le joueur ait à faire des choix! Mon verdict final : un de mes jeux préférés, tant pour l’histoire, les personnages et le gameplay!

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