Vous souvenez-vous du jeu vidéo Super Castlevania IV?
Les deux choses qui avaient d'abord attiré mon attention sont la bande sonore et les graphiques. Ça m'avait impressionné à cette epoque, car j'étais encore habitué aux consoles 8 bits. Là, on pouvait enfin vivre l'atmosphère que les créateurs tentaient de créer dans les précédents jeux. Je me souviendrai toujours de la scène d'entrée dans le château, au tout début. Dehors c'est calme, un peu trop calme. Il n'y a personne. En parcourant le paysage, j'apprécie les nouveaux graphiques et les jolies images de fond. J'entends une musique d'ambiance tranquille.
Je finis par pénétrer dans le manoir et la musique Dance of the Holyman, le thème de Simon Belmont, commence à jouer. Mes oreilles et mes yeux sont en extase. Mais attention, des ennemis arrivent! Puis au fil des niveaux, je parcours longue rivière, une vieille grotte, une lugubre forêt, un manoir, etc. Des niveaux horizontaux ; d'autres, verticaux. Chaque endroit a son thème musical, créant ainsi son atmosphère propre. Parfois c'est le calme, d'autres fois la tension... Je reconnais parfois certaines trames classiques des jeux précédents.
Aussi, je découvre peu à peu les subtilités du gameplay, en affrontant à l'aide de mon fouet des zombies, des cercueils, des fantômes, des têtes de méduses, etc. Je constate que quand je tiens le bouton après avoir donné un coup de fouet, je peux manipuler l'arme et la faire tournoyer dans tous les sens. Ça fait beaucoup moins de dégâts qu'un bon vieux coup, mais ça protège comme un bouclier et ça permet de frapper à de multiples reprises. Je remarque aussi que je peux frapper dans huit directions différentes avec le fouet, ce qui n'était pas possible auparavant. Je peux même sauter et frapper un ennemi en dessous de moi!
Je retrouve également les mêmes bonnes armes secondaires qu'il y avait dans les autres jeux de la série : la croix boomerang, le couteau, l'eau bénite et la hache à lancer, dont la trajectoire est en arc. Aussi, je vois que le côté plateforme est davantage varié. Je dois sauter sur des lampes chandeliers qui se balancent et pour cela, je dois pratiquer mon timing. Je peux aussi me servir de mon fouet comme d'une liane, afin de m'accrocher à des anneaux suspendus et atteindre d'autres plateformes, en espérant de ne pas tomber dans le vide.
Concernant les boss, il y en a une quinzaine, qui sont tous très différents. Je dois user d'une stratégie appropriée à chaque combat et apprendre beaucoup par essaie erreur. Tout cela est très stressant, mais en même temps la montée d'adrénaline offre un certain plaisir! Et quand je réussis, je suis tellement fier de moi! Quand j'échoue, je suis désespéré et je ne suis pas certain de vouloir réessayer! Et pourtant, je recommence encore et encore...
Au final, j'ai énormément apprécié le jeu. Quand plusieurs années plus tard je décide de l'essayer de nouveau, j'en suis au même point. Je ne l'ai toujours pas terminé, car il est difficile. Mais est-ce que je veux réellement me rendre à la fin? J'adore ce jeu et je considère qu'il représente l'apogée de la série. Et je ne veux pas que ça se termine. Mais j'ai des sauvegardes dans cette version, ce qui rends tout plus facile. Alors que je donne le coup fatal à Dracula après avoir échoué maintes fois , je constate que mon expérience tire à sa fin. Je regarde le générique défiler et je me prépare à fermer le jeu... mais attendez, le premier niveau recommence. Il y a un deuxième mode, encore plus difficile! Je sauvegarde pour conserver cette partie pour plus tard. Ou pour jamais, car est-ce que je veux réellement que ce soit terminé?
