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La course aux jeux vidéos

Avez-vous déjà fait une course aux jeux vidéos? 

Vous savez, cet escapade où vous parcourez plusieurs kilomètres pour des aubaines ou des jeux vidéos rares. Quand j'avais douze ans, j'ai eu mon tout premier boulot : livreur de journaux. Grâce à ce petit emploi, je me faisais de l'argent de poche, ce qui me permettait de m'acheter tout ce que je désirais. La majorité de mon argent allait dans les jeux vidéos et dans les consoles. Pour pouvoir jouer comme je le voulais, j'avais même acheté une grosse télévision cathodique pour aller dans ma chambre, avec un meuble en prime. Ça pesait des tonnes et je n'avais plus beaucoup de place pour dormir! :-)

Les fins de semaine, je parcourais quelques marchés aux puces afin de dénicher de bonnes aubaines. Je me rendais souvent à celui derrière Place Fleur de Lys, mais aussi à celui sur l'avenue d'Estimauville. Je me souviens qu'il y avait un vendeur qui permettait des échanges de jeux pour cinq, dix ou vingt dollars. C'était vraiment pratique pour découvrir des nouveautés sans se ruiner. Cependant, en échangeant constamment des jeux, c'était très difficile de conserver une collection. Alors j'ai gardé plus de souvenirs que de jeux physiques... C'était à l'époque de la génération de la Super Nintendo. 

J'allais aussi chez Le Spécialiste du Jeu Vidéo. Tous les jeux que je désirais ou presque étaient disponibles, mais ça coûtait encore plus cher qu'ailleurs. Je pouvais trouver Dragon Quest II, III et IV à une quarantaine de dollars. Et le mythique premier Phantasy Star, très rare, se vendait à cent cinquante dollars. À cette époque, où l'Internet grand public n'existait pas et que les prix n'avaient pas encore connus d'hyper inflation, ça représentait beaucoup de sous. Surtout pour le jeune adolescent que j'étais, avec tout le temps du monde pour jouer, mais peu de moyens financiers. J'ai tellement dépensé d'argent en voulant jouer aux classiques que je n'avais pas connu quand j'étais enfant!

Puis est arrivée l'ère de la première PlayStation. J'ai à peine eu le temps de jouer à Final Fantasy 7 et à Final Fantasy Tactics que je troquais mes consoles et l'ensemble de la librairie pour mon tout premier ordinateur. J'allais étudier en informatique et j'en avais besoin. Alors pendant plusieurs années, je n'ai pratiquement plus fait de chasses aux jeux vidéos. Je me contentais de jouer à quelques jeux sur émulateurs comme Final Fantasy V et je découvrais l'univers des animes et mangas. Je n'avais plus de temps pour ma passion pour les jeux vidéos. J'ai acheté un GameCube et quelques jeux, mais sans plus. 

Sept ans plus tard, j'ai rencontré une femme qui aimait les jeux vidéos, plus spécifiquement les JRPG. À ses côtés, ma passion d'antan a pu renaître. On s'est acheté une PlayStation 2. Elle m'a fait connaître les excellents Final Fantasy VIII, IX et X. De mon côté, je lui ai montré Tales of Symphonia, un jeu d'une série qui est devenue l'une de nos préférées. J'ai constaté rapidement que les marchés aux puces, à part celui de Jean-Talon, avaient tous disparus de la ville de Québec. Pour faire nos courses, on se rendait dans des boutiques mainstream telles que EBGames, GameStop et Microplay. Il y avait quelques prêteurs sur gage qui avaient des jeux rares aussi, et c'était souvent abordable... 

Je revivais en quelque sorte ma jeunesse, mais cette fois-ci en compagnie de ma copine. C'était encore mieux qu'avant! Mais il est venu un temps où on s'est départi de quelques jeux pour s'en procurer des nouveaux. Ça prenait de la place - j'en suis conscient - mais une partie de moi l'a regretté par la suite. Puis nous sommes allés au Japon un jour. Et je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter une Super Famicom avec quelques cartouches. Sérieux, ça n'a presque rien coûté! Et de retour au Québec, j'ai racheté quelques jeux sur la vieille NES comme Castlevania I, II et III. Que voulez-vous, j'aime les nouveaux jeux, mais j'adore les jeux rétros aussi! Je deviens de plus en plus vieux, alors je m'accroche avec nostalgie à ce que j'ai connu lorsque j'étais jeune! ;-) 

Alors, qu'en est-il aujourd'hui? Bien peu à peu, bien des boutiques mainstream de jeux vidéos ont fini par fermer ici, le commerce en ligne rendant de plus en plus difficile la vente sur place. Mais heureusement, il y a encore quelques beaux endroits tels que La Planque Jeux Vidéos et Flip Jeux Vidéos. Chaque fois que j'y vais, je me sens comme dans une autre époque. Je ne sais pas ce que le futur nous réserve, mais j'espère qu'il y aura toujours une certaine forme de commerce physique, car sinon ce serait trop triste! Je fais désormais beaucoup moins de course aux jeux vidéos, mais j'aimerais que cette possibilité continue d'exister pour les prochaines générations, et aussi pour mes vieux jours, quand j'aurai de nouveau davantage de temps... :-) 

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