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Dragon Quest

Vous souvenez-vous du jeu vidéo Dragon Quest?


Il est aussi connu sous le nom Dragon Warrior. La première fois que je l'ai vu, je me trouvais chez un ami. Lorsque je m'apprêtais à quitter sa maison, j'ai aperçu son père dans le salon. Il était en train de jouer à ce jeu. Je me suis arrêté et j'ai regardé. Je voyais des monstres à l'écran, mais pas de héros. Des écritures défilaient. Je lui ai demandé pourquoi il n'y avait pas de combats. 

Il m'a expliqué que dans ce type de jeu, il fallait dire au héros quoi faire. Il fallait faire « Fight » pour qu'il attaque et « Spell » pour qu'il utilise un sortilège magique. Le personnage s'occupait de faire le reste tout seul. Pendant les combats, on ne voyait pas tout ce qui se passait, car le héros se trouvait derrière l'écran, comme si c'était nous. Il fallait donc user de son imagination. Et pour être franc, l'enfant que j'étais trouvait ça nul. Je préférais les aventures de Simon Belmont dans Castlevania et de Link dans The Legend of Zelda...

Un peu plus tard, vers la fin du primaire, j'ai pu expérimenter directement Dragon Quest. J'étais chez un ami et à l'époque, ce dernier ne comprenait pas grand chose au jeu. Quand il y avait une bataille, il utilisait la fuite pour être en mesure de survivre. Mais moi de mon côté, je voulais me battre et utiliser de la magie. Mon ami me disait que j'allais finir par être tué par les ennemis si je me battais contre eux, car le jeu était difficile. J'ai essayé d'attaquer et en effet, le héros est tombé au combat. Ensuite, ça ne m'a pas tenté de réessayer. J'en avais assez et je préférais jouer à Super Mario Bros à la place!

Ce n'est que pendant mon adolescence que j'ai vraiment pu approfondir ce jeu. Après avoir réalisé que j'aimais beaucoup les JRPG et le tour par tour suite à mon expérience avec Breath of Fire, je m'étais donné comme mission d'essayer tous les vieux classiques que j'avais manqué à l'époque. C'est là qu'un jour, je me suis retrouvé avec une copie de Dragon Quest entre les mains. J'ai remarqué deux choses après avoir joué quelques heures. Premièrement, le jeu était beaucoup plus simpliste que les autres jeux de rôles que je connaissais. On contrôle un seul héros, et c'est très limité. Deuxièmement, cela ne me dérangeait pas du tout, car j'aimais malgré tout beaucoup ce jeu! 

En effet, le jeu est très court. Entre dix et quinze heures. L'histoire est simple: on incarne un descendant du légendaire héros Erdrick. La mission: récupérer des objets afin d'être en mesure d'affronter le maléfique Dragonlord. Ah oui, il y a une princesse à sauver aussi. Mais c'est tellement secondaire que cet aspect du jeu... est totalement facultatif! On se déplace sur une carte du monde et on y affronte des ennemis dans des affrontement aléatoires. On va dans des donjons et des villages aussi. Chaque combat se fait à un contre un, à l'aide de commandes sélectionnées par le joueur. L'exploration est une composante très importante du jeu. Et il faut vraiment faire attention où on met les pieds. 

Par exemple, s'aventurer dans une nouvelle zone est très dangereux si on est mal préparé. Il est fortement recommandé d'acheter l'équipement le plus fort et de monter de quelques niveaux en affrontant des ennemis, qui donnent des pièces d'or et des points d'expérience. Le héros devient ainsi plus fort et apprend de nouveaux sorts. Certains sorts guérissent, tandis que d'autres sont davantage offensifs. Il y a quelques autres sorts qui font certains effets comme le sommeil également. Et aussi, il y a un sort de lumière qui permet d'être en mesure de bien voir devant soi lorsqu'on se trouve dans une sombre caverne... 

Enfin, parlons du design. Il est très joli pour l'époque. Surtout en ce qui concerne les monstres, qui ont été créés par le célèbre créateur du manga de Dragon Ball. Je me souviens avoir eu une copie du jeu qui venait avec une gigantesque carte du monde sur laquelle on indiquait quels ennemis se trouvaient dans quelle zone. C'était vraiment magnifique et ça me fait regretter notre époque où les jeux viennent seulement avec le boitier! Aussi, il y a la musique, qui est vraiment très bonne dans le genre. En tous cas, elle reste dans la tête et dans les opus suivants, on continue dans le même style orchestral. 

Au final, j'ai beaucoup aimé Dragon Quest. Ceci dit, ça m'a pris du temps à réussir ce jeu. J'avais atteint le niveau maximal, avec tout l'équipement et je n'étais toujours pas en mesure de vaincre le boss final. J'arrivais devant le Dragonlord, vidé de mes forces et à l'agonie. Je perdais à tout coup. Ce n'est que beaucoup plus tard, quand j'ai joué à un remake sur émulateur, que j'été capable de terminer le jeu. Et cela fut très facile cette fois-ci. Aussi, j'ai su en lisant sur Internet que la force du héros est prédéterminée selon le nom qu'on lui donne. Cela expliquait pourquoi j'avais beaucoup moins de misère quand je jouais avec la partie d'un de mes amis... Quel chanceux!

Mais bon, malgré ses quelques imperfections et le fait que je n'y ai pas accroché tout de suite lorsque j'étais enfant, ce jeu a toujours été très important pour moi. Il illustre parfaitement mon changement d'intérêt à 180 degrés que j'ai eu au cours de mon adolescence, par rapport aux jeux vidéos. Mais pas seulement. Il est le premier jeu d'une série que j'ai fort appréciée dans mon jeune âge, et que je suis encore en train de découvrir au moment où j'écris ces lignes... 

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