Vous souvenez-vous du jeu vidéo Castlevania Bloodlines?
Dans cet opus, on a le choix entre deux personnages: John Morris et Eric Lecarde. Oui oui, la jolie fille blondinette sur l'affiche ci-dessus, c'est un mec et il s'appelle Eric! :-) John est le personnage classique des Castlevania. Il utilise le tueur de vampire - un fouet - pour combattre les ennemis. Il se sert de son arme telle une liane, afin de se suspendre aux plafonds pour accéder à certains endroits. Cette manoeuvre est quelque peu dangereuse, car il faut avoir un timing très précis. Fort heureusement, cela n'est pas requis si souvent.
Pour sa part, Eric utilise une lance. Cette dernière a une portée plus longue que le fouet et il est possible de frapper vers en haut avec, sans avoir à sauter. Cela est très pratique lorsqu'on souhaite attaquer un ennemi sur une plateforme supérieure. Cependant, contrairement au fouet, il n'est pas possible de l'utiliser pour frapper en diagonale pendant les sauts, ce qui rend certains combats contre les boss plus difficiles. Il est toutefois possible de faire un super saut, qui permet d'attaquer des ennemis sans être touché et d'atteindre ainsi des endroits non accessibles à John. Dans la majorité des cas, j'ai eu beaucoup plus de facilité à jouer avec le personnage d'Eric.
Les niveaux pour les deux personnages sont les mêmes, mais dépendant lequel on prend, il y a certaines variations, compte tenu des chemins pouvant être exclusivement accédés par l'un ou l'autre. Aussi, autre chose intéressante, l'histoire se passe pendant une version alternative de la première guerre mondiale. Dans ce contexte, on accède à des endroits auxquels on n'est pas habitué dans un Castlevania, comme par exemple une usine ou le palais de Versailles. Je me souviens particulièrement du moment où on traverse la longue fontaine à Versailles, et que tout à coup, toute l'eau se transforme en sang et que des squelettes apparaissent. C'était un peu morbide et j'ai bien aimé. Cela et le fameux boss robot que l'on affronte dans l'usine...
Ceci étant dit, il n'y a que six niveaux en tout. C'est très peu par rapport à d'autres Castlevania, mais en contrepartie, certains niveaux sont un peu plus longs, mais pas assez pour que le jeu soit aussi bien fourni que son compétiteur sur la Super Nintendo. En faisant le jeu récemment, j'ai enfin compris pourquoi j'avais tant de la misère à l'époque. La difficulté de ce Castlevania est très élevée afin de compenser la courte durée du jeu. D'ailleurs, sans les sauvegardes, je ne sais pas si j'aurais eu la patience de me rendre jusqu'à la fin. Entre autres, dans le dernier niveau, il y a plusieurs boss qui ont plusieurs phases, dont un qui nous fait combattre des boss affrontés précédemment. Je n'ose même pas imaginer comment ça devait être frustrant de se rendre à la fin et de devoir tout recommencer parce qu'on a fait un seul faux pas à un moment!
Enfin, n'oublions pas les armes secondaires. Les haches que l'on lance en arc, le boomerang et l'eau bénite qui attaque vers le bas. Ces dernières sont de très longues portées et dépensent des coeurs. Quand on n'a plus de coeurs, on ne peut plus utiliser ces armes. Il faut donc ramasser et économiser les coeurs tout au long du niveau, afin d'en avoir suffisamment lors des affrontements contre les boss. Aussi, autre nouveauté, il est possible d'utiliser des attaques puissantes avec les armes secondaires en dépensant plus de coeurs. Contre bien des boss, l'utilisation abusive de ces super attaques est ce qui a sauvé la mise en ce qui concerne. Sans ces dernières et la sauvegarde qui vient avec la collection des Castlevania sur Steam, je n'aurais jamais pu terminer ce jeu!
Au final, j'ai bien apprécié mon expérience avec Castlevania Bloodlines. Beaucoup plus que quand j'étais jeune! J'ai aimé que ce soit dans une époque différente et qu'il y ait deux personnages. Ça faisait changement de voir de nouveaux décors et d'incarner de nouveaux protagonistes. Ce n'est toujours pas mon Castlevania préféré de la génération des consoles 16 bits, mais disons que j'ai appris à l'apprécier et que maintenant, je l'aime plus que ceux de la vieille Nintendo! Parfois, quand c'est très court, ça peut être très bon aussi... :-)