Passer au contenu principal

Grandia

Vous souvenez-vous du jeu vidéo Grandia?


C'est un jeu de rôle dont j'avais beaucoup entendu parler. Jusqu'à tout récemment, je n'y avais jamais joué. Pourtant, ce jeu m'intéressait beaucoup à l'époque  Mais quand c'est sorti pour la première fois, je venais tout juste de me départir de mes consoles pour acheter un ordinateur pour mes études. Alors pendant plusieurs années, j'ai développé une fascination pour cette oeuvre vidéoludique. Quand Grandia est enfin arrivé sur Steam, j'en ai profité pour me le procurer et y jouer.

Parfois, de longues attentes créent de grosses déceptions. D'autres fois, c'est l'inverse: on est rempli de joie et on savoure chaque moment. En ce qui a trait de mon expérience avec Grandia, ça se situe un peu entre les deux. Ce jeu m'a beaucoup plu, mais il m'a aussi déçu par moments. Je ne peux pas dire que c'est l'un de mes préférés, mais en même temps, je ne peux pas le rejeter du revers de ma main. J'ai eu avec ce dernier des moments très agréables. Cependant, j'ai étiré un peu trop le plaisir. À un tel point qu'à la fin, j'avais hâte que ça finisse. Pourtant, si je m'y étais pris autrement, ça aurait pu être bien meilleur!

Grandia raconte l'histoire de Justin, un adolescent qui part à l'aventure avec une petite fille qui son amie d'enfance, Sue. Le jeune homme souhaite découvrir les vestiges d'une civilisation ancienne disparue en atteignant le mythique cité d'Alent. Pour ce, il embarque tout d'abord avec son amie dans un bateau en destination du nouveau contiennent. En cours de route, il rencontrera tout plein d'alliés, dont Feena, une aventurière expérimentée. Il en apprendra sur le monde qui l'entoure et atteindra même l'endroit que les humains appellent le bout du monde... et qui sait, peut-être ce qui se cache derrière!

En ce qui me concerne, l'histoire et les personnages, c'est ce que j'ai le plus aimé dans Grandia. À part vers la fin du jeu, il n'y a pas vraiment de grosse histoire de héros qui sauvent le monde. C'est un récit à petite échelle qui concerne un jeune homme passionné et optimiste qui explore le monde. À travers cela, il y a également une histoire d'amitié avec Sue et éventuellement, une histoire d'amour avec Feena. Et cette dernière est très mignonne...

Pour ce qui est des combats, ils sont un peu lents, mais quand même amusants. C'est un système de tour par tour où on voit progresser le tour des allié et des ennemis en temps réel sur une ligne temporelle. En utilisant des compétences ou en donnant tout simplement des coups, il est possible de retarder le tour des ennemis et l'inverse est vrai aussi lorsqu'on se fait attaquer. Il y a donc une bonne dose de stratégie dans chacun des combats. Ceci dit, tout au long du jeu, je ne me souviens pas d'avoir eu beaucoup de difficulté. Mais cela est peut-être lié au fait que j'ai trop fait monter en force mes personnages...

D'ailleurs, à propos de ce sujet, le système de progression est très bien... en théorie. Les personnages montent en niveau lorsqu'ils ont suffisamment de points d'expériences. Et ils deviennent ainsi plus forts. Mais en plus de cela, ils ont un niveau séparé pour chacun des types d'armes et de magies qu'ils maîtrisent. Et quand ils atteignent certains prérequis, ils peuvent apprendre de nouvelles compétences et de nouveaux sorts. Certains sont appris avec une arme (épée, hache, etc.) ou un élément (eau, terre, air, feu) en particulier, tandis que d'autres sont appris avec une combinaison d'éléments et/ou d'armes. En plus, monter un élément ou une arme en particulier fait monter des caractéristiques correspondantes en même temps (points de vie, force, etc.). 

Cela est génial... sur papier. Il y a certains sorts qui touchent tous les ennemis et qui montent rapidement en niveau. Quoi que certains ont une animation très lente... Il y a aussi certaines compétences combinées - notamment celles du personnage principal à l'aide de son épée avec un ou deux éléments - qui font progresser très rapidement les niveaux des éléments et des armes. Mais dans d'autres cas, comme c'est le cas avec l'eau quand on souhaite apprendre les soins à un allié, c'est vraiment long. On se retrouve donc à soigner des alliés sans qu'ils en aient besoin, car c'est avec la répétition que les meilleurs sorts de soin sont appris. Mais si je n'ai pas aimé cela, c'est partiellement de ma faute. Je souhaitais que tous mes personnages aient toutes leurs compétences et tous leurs sorts. Si c'était à refaire, je me concentrerais sur certains éléments seulement, car de toutes façons ça devient trop facile si on monte tout! 

Mais voilà qu'il y a un autre élément qui rend le jeu lourd par moment: l'exploration. La caméra est très près des personnages et on ne sait pas toujours où on va. Et étant donné qu'on doit constamment tourner la caméra, on se retrouve très souvent perdu, sans point de repère fiable. Dans les villes, il est possible d'afficher une carte, mais dans les donjons, c'est seulement lorsqu'on atteint certains endroits qu'on peut faire un zoom qui permet de voir... à peine plus loin alentour des personnages. Bien entendu, cela n'empêche pas de trouver rapidement les sorties et les boss. Cependant, quand on souhaite récupérer tous les coffres, ça devient une corvée. 

Aussi, l'autre élément qui devient une corvée, c'est de parler à tout le monde quand on atteint une nouvelle ville. Au début, je le faisais avec enthousiasme. Mais à la longue, ça s'est effrité un peu. Pourquoi? Bien d'abord, il n'est pas évident de naviguer dans ce jeu, tel que dit plus tôt. Alors garder la trace des personnages à qui on a parlé ou non, ce n'est pas chose facile. En plus, quand on entre dans des maisons et qu'on ressort, la caméra ne conserve pas l'angle qu'on avait pris et on se retrouve facilement perdu. Et pas seulement cela! Les dialogues des personnages changent au fil du temps, alors si on ne veut rien rater, tout est toujours à recommencer. Là aussi, si c'était à refaire, dès le début, je parlerais à un nombre limité de personnages secondaires. Je suis un peu responsable d'avoir voulu être trop complétionniste...

Alors au final, est-ce que j'ai aimé le jeu? Sans aucun doute! Mais avant de m'attaquer aux deuxième opus, je prendrai une petite pause. Et cette fois-ci, je ne ferai pas les mêmes erreurs que j'ai faites. Je me concentrerai sur l'essentiel, car quand j'y pense, si j'avais fait cela avec le premier Grandia, j'aurais tellement plus aimé mon expérience! Ce jeu joli, ce jeu est bon, ce jeu est tout plein d'aventures. C'est tout-à-fait mon genre! Alors quand on y joue en restant raisonnable, sans vouloir tout faire, il n'y a aucune raison de ne pas l'aimer. En tous cas pour moi! Maintenant que j'y pense, j'ai goût d'essayer le deuxième... ;-)

Messages les plus consultés de ce blogue

Les démons de Tokyo

Ma seconde tentative pour comprendre Doomed Megalopolis. Il y a quelques années, alors que je prenais le bus chaque jour pour aller travailler, je regardais des séries pour tuer le temps. À l’approche de l’Halloween, j’ai décidé d’adopter un vieil anime obscur, oublié et mal aimé : Doomed Megalopolis . Je me souviens avoir beaucoup aimé son atmosphère, sans rien y comprendre en fait, pour être honnête. Peut-être était-ce tout simplement parce que je n’étais pas assez attentif, dans ce contexte bruyant où je devais sans cesse interrompre le visionnement? Avec du recul et à tête reposée, j’ai décidé de revisiter cette courte série récemment, persuadé que j’allais enfin comprendre, et ce, sans trop d’efforts. I was fucking wrong. L’histoire commence en 1907, alors que Kato, un mystérieux homme en costume d’armée, tente de réveiller Masakado, un dieu censé protéger Tokyo, pour que la colère de la divinité se déchaîne sur la ville. Son plan échouant, il se tourne vers Yukari, un...

Une montagne qui n’en est pas une

Les bas (et surtout les hauts) d’Encouragement of Climb. Parfois, on tient une perle entre les mains sans le savoir. C’est ce qui m’est arrivé avec Encouragement of Climb , un anime dont j’ai découvert la richesse petit à petit, jusqu’à m’y attacher bien plus que je ne l’aurais cru au départ. L’histoire commence quand Aoi, une jeune fille timide, retrouve Hinata, une amie d’enfance avec qui elle a gravi une montagne quelques années plus tôt. Passionnée par la randonnée en montagne et pleine d’entrain, Hinata embarque Aoi dans son monde et, chemin faisant, l’aide à sortir peu à peu de sa coquille. Il m’a fallu un certain temps pour me faire une idée de cette série. La première saison, composée d’épisodes de seulement trois minutes, introduit les personnages à un rythme rapide. Et pourtant, malgré ce format ultra court, plusieurs sujets sont abordés : l’importance de l’équipement, le plaisir de manger en montagne, ou encore les débuts hésitants d’Aoi, qui apprend peu à peu à s’adapte...

Un disque rayé, mais attachant

Mon aventure lyrique avec Rhapsody: A Musical Adventure. Alors que je commençais à jouer à Final Fantasy XVI avec ma femme, certains passages m’ont paru particulièrement violents. J’avais envie d’alterner avec quelque chose de plus léger. C’est ainsi que je me suis lancé dans Rhapsody: A Musical Adventure , un petit jeu sympathique qui traînait depuis des années dans ma liste infinie des jeux à finir. J’y avais déjà touché il y a plusieurs années, à l’époque où je l’avais encore sur DS. J’avais lancé une partie, mais sans vraiment accrocher. Je me souviens vaguement l’avoir trouvé trop facile, et l’avoir rangé après quelques minutes. Cette fois, j’ai décidé de lui redonner une vraie chance. J’étais vraiment dans le bon état d’esprit. Dès ma première session, j’ai été sous le charme. Le design des personnages et des créatures est adorable. Les premiers lieux que l’on explore, l’Orange Village et l’Ancient Forest, sont colorés et ont un petit côté féérique. La musique qui les acco...