Passer au contenu principal

Nanatsuiro Drops

Vous souvenez-vous de la série Nanatsuiro Drops?


Quand j'ai trouvé ce titre, j'étais à la recherche d'un magical girl. Comme j'aime parfois essayer à l'aveugle des séries peu connues, c'était selon moi le choix parfait. À part de voir l'image de couverture de l'oeuvre, je n'en savais pas plus sur la série. Je souhaitais tout simplement avoir la surprise de la découvrir. 

L'histoire commence alors que Tsuwabuki, un adolescent, est assis dans l'herbe. Pas très sociable, il se tient à l'écart des autres. Un jour, son professeur lui demande de joindre le club de jardinage dans lequel se trouve deux filles de sa classe, Akihime et son amie Yaeno. Vers la fin de sa première journée au club, alors que les deux filles sont parties, il fonce par accident sur un homme avec avec des oreilles de chien. Ce dernier échappe des potions, dont une que Tsuwabuki garde après avoir aidé l'étranger, la méprenant pour son breuvage. 

Après l'avoie bue, il se transforme en peluche. Son professeur, qui passait par-là, le ramène à son bureau et lui explique que pour retrouver sa forme normale. il devra trouver la fille élue qui capturera sept gouttes d'étoiles. Guidé par la magie, il découvre que cette fille n'est nulle autre que Akihime. Mais attention, il ne doit sous aucun prétexte dévoiler sa réelle identité, car s'il le fait, quelque chose de terrible se produira! Son professeur l'a mis en garde. Aussi, pendant la journée, il reprendra sa forme humaine. Commence alors une relation qui n'aurait jamais eu lieu autrement, entre Tsuwabuki et Akihime... 

Après avoir visionné le premier épisode, j'ai trouvé que la prémisse était fort intéressante. Cependant, je l'ai vu tout se suite: l'intrigue est cousue de fil blanc. Il y a beaucoup d'événements qui se produisent de façon un peu forcée et on voit cela des kilomètres à la ronde. Mais cela ne signifie pas que l'anime est terriblement mauvais, mais seulement qu'il est très prévisible et qu'il n'est pas super bien écrit. Je l'ai aimé quand même, mais dans le genre magical girl, j'ai souvent vu mieux. À moins que ce ne soit pas réellement un magical girl...

En effet, on ne met pas beaucoup l'accent sur la chasse aux gouttes d'étoiles. On le fait un peu dans les premiers épisodes, mais plus ça avance, plus on met l'emphase sur la relation d'amour naissante entre Tsuwabuki et Akihime. Cela ne m'a pas déplu, car comme à mon habitude, j'ai trouvé cela très mignon. Mais j'avoue qu'au tout début de l'histoire, Akihime me tombait un peu sur les nerfs. Elle est très timide et j'avais l'impression que c'était son seul et unique trait de personnalité. Mais peu à peu, on en découvre sur sa personnalité et sur les sentiments qu'elle ressent pour Tsuwabuki. Mais disons qu'au lieu de rester un personnage unidimensionnel, elle devient un personnage en une dimension et demie... Je me suis surpris de préférer le gars, Tsuwabuki, alors que d'habitude, dans les magical girl, ce sont les personnages féminins que j'aime davantage. 

Mais comme j'ai dit plus tôt, ce n'est pas tant un magical girl. D'ailleurs, en faisant quelques recherches pour écrire ce présent texte, soit après avoir terminé la série, j'ai fait une curieuse découverte. Imaginez-vous qu'à l'origine, Nanatsuiro Drops était un jeu vidéo. Plus précisément, c'était un visual novel de type... érotique! Bien entendu, on ne voit pas cela dans l'anime, mais ça explique certains éléments. Par exemple, dans l'anime, on présente quelques autres personnages féminins, dont l'amie de Akihime et aussi une autre fille qui fait de la magie. Mais on ne développe pas tant d'histoire par rapport à ces dernières. Du moins, Tsuwabuki n'entre pas tant en relation avec elles. 

Je n'ai pas joué au jeu, mais j'imagine que dans l'oeuvre originale, il y a une histoire avec les différents personnages féminins. Du moins, celles qui sont illustrées de façon démarquée sur le plan visuel. Bien sûr, ça mène à une scène perverse à la fin, mais il y a probablement du développement de personnage entre temps. Cependant, cela est en grande partie absent de l'anime. Et ça explique un peu la sensation que j'avais, comme s'il manquait un petit quelque chose. Et c'est dommage, car à partir de d'autres oeuvres érotiques, comme Kanon et Air, on a réussi à créer des adaptations animées tous âges (sans contenu sexuel explicite) qui contenaient un acte scénaristique par personnage. Si on avait fait cela pour Nanatsuiro Drops, la série aurait été tellement meilleure! J'aurais aimé en savoir davantage sur les autres filles, sans que cela n'aboutisse nécessairement à une relation amoureuse ou plus...

Ceci étant dit, j'ai quand même apprécié cet anime. Il n'a pas réussi à se transformer totalement en magical girl. Il n'a pas réussi non plus à rester dans le genre harem, comme il était à l'origine. Cependant, il contient une petite histoire romantique que j'ai bien appréciée. Bref, c'est un petit anime sans prétention qui fait très bien le travail de divertir. Mais rien de plus...

Messages les plus consultés de ce blogue

Les démons de Tokyo

Ma seconde tentative pour comprendre Doomed Megalopolis. Il y a quelques années, alors que je prenais le bus chaque jour pour aller travailler, je regardais des séries pour tuer le temps. À l’approche de l’Halloween, j’ai décidé d’adopter un vieil anime obscur, oublié et mal aimé : Doomed Megalopolis . Je me souviens avoir beaucoup aimé son atmosphère, sans rien y comprendre en fait, pour être honnête. Peut-être était-ce tout simplement parce que je n’étais pas assez attentif, dans ce contexte bruyant où je devais sans cesse interrompre le visionnement? Avec du recul et à tête reposée, j’ai décidé de revisiter cette courte série récemment, persuadé que j’allais enfin comprendre, et ce, sans trop d’efforts. I was fucking wrong. L’histoire commence en 1907, alors que Kato, un mystérieux homme en costume d’armée, tente de réveiller Masakado, un dieu censé protéger Tokyo, pour que la colère de la divinité se déchaîne sur la ville. Son plan échouant, il se tourne vers Yukari, un...

Une montagne qui n’en est pas une

Les bas (et surtout les hauts) d’Encouragement of Climb. Parfois, on tient une perle entre les mains sans le savoir. C’est ce qui m’est arrivé avec Encouragement of Climb , un anime dont j’ai découvert la richesse petit à petit, jusqu’à m’y attacher bien plus que je ne l’aurais cru au départ. L’histoire commence quand Aoi, une jeune fille timide, retrouve Hinata, une amie d’enfance avec qui elle a gravi une montagne quelques années plus tôt. Passionnée par la randonnée en montagne et pleine d’entrain, Hinata embarque Aoi dans son monde et, chemin faisant, l’aide à sortir peu à peu de sa coquille. Il m’a fallu un certain temps pour me faire une idée de cette série. La première saison, composée d’épisodes de seulement trois minutes, introduit les personnages à un rythme rapide. Et pourtant, malgré ce format ultra court, plusieurs sujets sont abordés : l’importance de l’équipement, le plaisir de manger en montagne, ou encore les débuts hésitants d’Aoi, qui apprend peu à peu à s’adapte...

Un disque rayé, mais attachant

Mon aventure lyrique avec Rhapsody: A Musical Adventure. Alors que je commençais à jouer à Final Fantasy XVI avec ma femme, certains passages m’ont paru particulièrement violents. J’avais envie d’alterner avec quelque chose de plus léger. C’est ainsi que je me suis lancé dans Rhapsody: A Musical Adventure , un petit jeu sympathique qui traînait depuis des années dans ma liste infinie des jeux à finir. J’y avais déjà touché il y a plusieurs années, à l’époque où je l’avais encore sur DS. J’avais lancé une partie, mais sans vraiment accrocher. Je me souviens vaguement l’avoir trouvé trop facile, et l’avoir rangé après quelques minutes. Cette fois, j’ai décidé de lui redonner une vraie chance. J’étais vraiment dans le bon état d’esprit. Dès ma première session, j’ai été sous le charme. Le design des personnages et des créatures est adorable. Les premiers lieux que l’on explore, l’Orange Village et l’Ancient Forest, sont colorés et ont un petit côté féérique. La musique qui les acco...