Vous souvenez-vous du jeu vidéo The Legend of Zelda: A Link to the Past?
Le gameplay ressemble à celui du premier opus de la série, mais en version améliorée. On incarne Link et on parcours un vaste monde en vue de haut. Plusieurs années plus tard, je me souviens toujours de la scène d'introduction, où Link s'infiltre dans le château de Hyrule alors que c'est la pluie battante dehors. Cela m'a immédiatement mis dans l'atmosphère du jeu. Après cela, Link s'échappe du château, passe par un passage secret et finit par sortir par une église. Et là, il découvre le monde extérieur et la musique thématique de Zelda commence. Cette sensation de liberté et cette joie de pouvoir enfin explorer est encore en moi, comme quand c'était la première fois que je l'expérimentais.
Je sais qu'il y a eu d'autres Zelda depuis, et d'autres jeux d'aventures. J'en ai joué plusieurs. Mais au moment où j'écris ces lignes, je n'ai jamais trouvé un jeu de ce genre que j'aime autant. Comme dans le premier Zelda, on explore un vaste monde. Tout n'est pas accessible dès le début, car il y a plusieurs obstacles qui nous bloquent. Au cours du périple, on doit trouver des objets qui nous permettront d'affronter les ennemis sur notre chemin, mais aussi d'accéder à de nouvelles zones et ainsi à poursuivre notre aventure. On trouve entre notamment un boomerang, des bottes permettant de courir, des gants permettant de soulever des roches, des bombes, un grappin et d'autres objets.
Mais il y a une particularité très unique à ce jeu: il y a deux mondes superposés: celui de la lumière et celui des ténèbres. À un certain moment de l'histoire, on récupère un objet qui nous permet de passer d'un monde à l'autre. Plus précisément, il nous amène dans l'autre monde exactement aux mêmes coordonnées auxquelles on se trouve. Cela offre une toute autre dimension à l'exploration, où le joueur doit remarquer les différences entre les deux mondes afin d'être en mesure de franchir des obstacles d'un monde en passant par un chemin dans l'autre monde. Mais il y a un petit hic: passer librement d'un monde à l'autre se fait seulement dans un sens, et pour retourner dans l'autre monde, il faut trouver des portails cachés. Ce concept là, selon moi, c'était tout simplement génial à l'époque. Et ce l'est encore aujourd'hui!
Comme dans le premier Zelda, il y a plusieurs donjons. Dans la premier monde comme dans le second. Ces derniers sont tous unique: un dans la forêt des squelettes, un dans une immense tour, celui du palais gelé, etc. Dans chacun d'entre eux, il y a des puzzles à résoudre, mais ce n'est que très rarement difficile. Les ennemis et les boss qu'on y affronte sont variés également. En ce qui concerne les boss en particulier, il faut souvent utiliser le nouvel objet que l'on a trouvé afin de les vaincre, et ce n'est pas toujours évident de savoir comment s'y prendre. Il y a beaucoup d'essais-erreurs, et quand on réussit, on est tellement fier! Là aussi, la difficulté n'est pas trop élevée non plus.
À chaque fois que l'on termine un donjon, on a un coeur supplémentaire d'ajouté à nos points de vie. Il est également possible d'ajouter quelques coeurs de plus en trouvant suffisamment de quarts de coeur. Pour ce qui est de la force de l'épée et de la résistance de l'habit, il est aussi possible de les augmenter. Idem pour la quantité de mana, que l'on a besoin pour utiliser plusieurs objets magiques. Et dans certains cas, les augmentations sont facultatives et on peut facilement passer à côté. La minutieuse exploration est donc largement récompensée. Grâce à cela, tout au long de l'aventure, on a un sentiment de progression, un peu comme on a dans un jeu de rôle. D'ailleurs - c'est une opinion controversée - mais certains considèrent ce Zelda comme un RPG. La seule chose qui manque, ce sont les points d'expérience...
Mais cela, c'est une toute autre discussion... Pour en revenir au jeu, les musiques sont magnifiques. J'ai particulièrement aimé la musique thème du monde des ténèbres. Elle est très différente de celle du premier monde, mais je l'ai vraiment appréciée. Pour ce qui est des graphiques, ils sont sublimes. Tout voir en 16 bit a vraiment fait la différence pour moi. Il y a beaucoup plus du nuances et de variété de décors que dans les premiers Zelda. Mais ce qu'il y a de génial dans ce jeu, c'est que l'apparence des différentes zones et la musique qui joue dans ces endroits vont parfaitement bien ensemble. Il s'agit du mariage parfait, et cela n'aurait pas été possible avec la technologie de la Nes...
Quoi qu'il en soit, j'ai adoré The Legend of Zelda: A Link to the Past. Aujourd'hui, j'ai une certaine fixation sur les jeux qui lui ressemblent de près ou de loin, et ce n'est pas pour rien! J'ai ai rejoué il y a quelques années à peine, et rien n'a changé. S'il y a quelque chose, je l'aime encore davantage. Je ne sais pas si les gens aujourd'hui accrocheraient autant, mais en ce qui me concerne, il s'agit d'un des jeux que j'ai le plus aimé, tous genres confondus!