Vous souvenez-vous du manga et du film The Summit of the Gods?
Dans Le sommet des dieux, le titre que l'on donne au manga en français, on raconte l'histoire de Makoto Fukamachi, un photographe reporter qui enquête sur un appareil photo qu'il pense être celui de George Mallory et de Andrew Irvine, deux alpinistes ayant tenté d'escalader l'Everest en 1924. Ces derniers sont morts sans qu'on ait pu savoir s'ils avaient réussi ou non leur ascension. L'enquête de Fukamachi le mène sur les traces de Jouji Habu, un alpiniste légendaire qui est disparu du milieu de l'alpinisme il y a quelques années.
Au cours du récit, on voit Fukamachi interviewer des personnes qui ont connu Habu. On voit des flashbacks où on voit l'alpiniste escalader des montages, de même que quelques scènes avec Hase Tsuneo, le rival de Habu. Dans le dessin animé, on se concentre principalement sur les scènes d'ascension en montagne et également à l'enquête du reporter, tandis que dans le manga, il y a tout cela et également une sous intrigue par rapport au crime organisé, entre autres.
En ce qui me concerne, quand j'ai lu le manga, malgré les quelques scènes où on se demandait si les personnages allaient s'en sortir, je ressentais une grande sensation de calme en moi. Je me croyais presqu'en montagne et c'était tout juste si je ne sentais pas le vent polaire me frôler la joue. C'était une expérience très relaxante, mais c'était aussi en même temps une enquête intrigante dont je souhaitais connaître le plus tôt possible le dénouement. Le sujet et la façon dont il est abordé n'est pas très commun dans les mangas, mais c'est normal, car il est l'adaptation d'un roman écrit en 1998.
Pour ce qui est du film d'animation, je l'ai beaucoup aimé aussi. La sensation est quelque peu différente. Premièrement, il n'y a pas toute cette narration qu'il y a dans le manga. Alors quand il y a des scènes d'escalade, j'ai eu l'impression d'être seul au monde face aux gigantesques montagnes. Ça m'a rappelé jusqu'à quel point l'humain est petit quand on le compare au monde dans lequel il se trouve. Aussi, en ce qui concerne les scènes où des personnages étaient en danger, elles étaient très stressantes. Je ne me sentais pas autant relax que quand je lisais le manga. Mais cela ne signifie pas que je l'ai moins apprécié. Les deux oeuvres sont différentes, et je ne saurais dire laquelle je préfère.
Ceci dit, il y a un certain réalisme que l'on ne retrouve pas dans beaucoup d'autres mangas ou dessins animés. À certains moments, sauf en ce qui concerne les passages liés au crime organisé, j'avais l'impression de lire une histoire vraie. C'est que le design des personnages (très réaliste!), ainsi que les décors majestueux et tout ces petits détails liés à l'alpinisme rendent le récit encore plus crédible. Quoi qu'il en soit, The Summit of the Gods vaut vraiment le détour, que ce soit en bande dessinée ou, de façon plus accessible au moment où j'écris ces lignes, dans sa version animée sur Netflix.