Passer au contenu principal

Zelda II: The Adventure of Link

Vous souvenez-vous du jeu vidéo Zelda II: The Adventure of Link?


Lorsque j'étais petit, ce fut l'un des jeux qui m'a le plus marqué. Même si son aspect metroidvania fait toujours débat, il fait partie des jeux - avec Wonder Boy III: The Dragon's Trap et Castlevania II: Simon's Quest - qui m'ont introduit à ce genre que j'aime tant. Je sais que certaines personnes ne l'ont pas aimé et je comprends cela, car il est tellement différent de son prédécesseur. Mais en ce qui me concerne, j'ai eu beaucoup de plaisir avec ce Zelda! Aujourd'hui, je vais vous raconter ma propre aventure que j'ai eu avec ce jeu, comme je l'ai vécue il y a près de trois décennies, alors que j'étais encore enfant...

Je me souviens la première fois que j'y ai joué. Au début, on est dans un temple et on contrôle Link, le personnage principal du premier opus. Sauf que cette fois-ci, on a une vue de côté, un peu comme dans Super Mario Bros. Et en plus de pouvoir donner des coups d'épées, on peut sauter! La princesse Zelda est endormie et notre mission est de trouver le Triforce afin de la réveiller. Je sais, je sais. C'est tellement cliché, mais c'était cela dans le temps... Ceci dit, après avoir sorti du premier l'écran, j'ai été surpris. Je me suis retrouvé sur une carte du monde, comme dans Dragon Quest! À l'époque, c'était la première fois que je voyais cela. Et c'est rare dans ce type de jeu!

Mais je n'étais pas au bout de mes surprises... Il y avait un chemin en terre et comme ça ne me tentait pas de suivre le trajet, j'ai décidé de me promener dans l'herbe, puis dans la forêt. Et là, des ombres de monstres m'ont poursuivi, et ont fini par m'attraper. Puis j'ai découvert quelque chose que je n'avais jamais vu auparavant non plus: des rencontres semi aléatoires. J'ai été ainsi téléporté de nouveau en vue de côté, afin d'affronter différents ennemis au milieu de nulle part. Je devais me dépêcher de sortir de l'écran avant d'être assassiné, ce que j'ai réussi de peine et de misère. Et là, je me suis retrouvé de nouveau sur la carte du monde. J'ai encore été poursuivi par des ennemis, rattrapé et téléporté en vue de côté. Ça l'a continué jusqu'à ce que Link finisse par rendre l'âme. À force de jouer, j'ai fini par comprendre que de prendre les routes principales était plus sécuritaire. Je m'y conformais la plupart du temps, même si mon envie d'explorer librement et de trouver des secrets un peu partout était forte...

Sur mon chemin, j'ai découvert des villages, des grottes, des palais, etc. Dans les villages, je parlais aux habitants qui m'aidaient à progresser dans mon aventure et à obtenir des objets qui allaient m'être utiles plus tard. Dans la première grotte où je suis allé, il faisait noir et je ne voyais pas les ennemis. Ces derniers m'attaquaient sans pitié. Ce n'est que plus tard, quand j'ai enfin atteint le premier palais, que je finis par trouver une chandelle qui me permis, dans les endroits sombres, de voir ceux qui en voulaient à la vie de Link. Je pus enfin prendre ma revanche! Aussi, j'allais oublier. Lorsque j'étais rattrapé par une ombre sur la carte du monde, ce n'étaient pas toujours des ennemis qui s'en prenaient à moi dans le paysage vu de côté. Parfois, j'étais attaqué par des boules de feu ou même des bulles qui sortaient de l'eau! Même la nature voulait ma mort et je devais me dépêcher de sortir de ces endroits infernaux pour poursuivre mon aventure tout en restant en vie.  

Heureusement, dans ma quête, plusieurs éléments étaient là pour m'aider. Premièrement, à force de vaincre des ennemis, Link finissait par monter en niveau. Lorsque cela se produisait, je pouvais choisir d'augmenter son attaque, sa vie ou sa magie. Aussi, il y a quelques sorts que Link apprenais au cours de son périple. Il pouvais ainsi restaurer ses points de vie, lancer des boules de feu, sauter plus haut, se transformer en fée, etc. C'était utile pour accéder à certains endroits, et également pour faciliter mon périple. C'est sans compter les objets que je récupérais, dont la plupart permettaient à Link de progresser plus loin ou de prendre des raccourcis. Ou sinon à augmenter sa vitalité et sa quantité de magie. Bref, je l'exploration comme le combat étaient fortement récompensés. Je trouvais cela vraiment génial!

Ah oui, il y a la musique aussi. Je sais que c'est du 8 bit, mais je l'adore tout autant maintenant qu'à l'époque. C'est de la nostalgie, je sais, mais bon... Je me souviens que le thème des temples en particulier hantait mes nuits, quand je me trouvais très loin de la console. Ou bien le thème de la carte du monde, qui rappelle le thème principal du premier jeu de la série. 

Il y a aussi toute cette frustration, car même si j'adorais ce jeu, j'avais vraiment de la misère à progresser. À chaque fois que Link mourrait, il retournait au début et il fallait refaire le chemin au complet, jusqu'à atteindre l'endroit où j'étais rendu. Fort heureusement, il y avait des raccourcis qui se débloquaient peu à peu, ce qui facilitait un peu la tâche. Mais quand même, je me souviens de toute la colère et la nervosité que je ressentais quand j'étais décimé par un boss alors que j'étais sur le point de le vaincre. Parfois, je fermais la Nintendo et je ne rallumais que quelques jours plus tard.  

Quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup aimé ce jeu. Je pourrais raconter encore plus en détails mes aventures pendant des heures, mais vous aurez compris que si j'ai encore autant de souvenirs après tout ce temps, c'est parce que j'y ai beaucoup joué. Je ne crois pourtant pas qu'il s'agit du meilleur jeu du genre, loin de là... C'est juste qu'il a été là au bon moment pour moi, et qu'il a contribué à ma passion pour les metroidvania, et à un certain point pour les JRPG. 

En plus, c'était un Zelda. Comment aurais-je pu ne pas l'aimer? ;-)

Messages les plus consultés de ce blogue

Les démons de Tokyo

Ma seconde tentative pour comprendre Doomed Megalopolis. Il y a quelques années, alors que je prenais le bus chaque jour pour aller travailler, je regardais des séries pour tuer le temps. À l’approche de l’Halloween, j’ai décidé d’adopter un vieil anime obscur, oublié et mal aimé : Doomed Megalopolis . Je me souviens avoir beaucoup aimé son atmosphère, sans rien y comprendre en fait, pour être honnête. Peut-être était-ce tout simplement parce que je n’étais pas assez attentif, dans ce contexte bruyant où je devais sans cesse interrompre le visionnement? Avec du recul et à tête reposée, j’ai décidé de revisiter cette courte série récemment, persuadé que j’allais enfin comprendre, et ce, sans trop d’efforts. I was fucking wrong. L’histoire commence en 1907, alors que Kato, un mystérieux homme en costume d’armée, tente de réveiller Masakado, un dieu censé protéger Tokyo, pour que la colère de la divinité se déchaîne sur la ville. Son plan échouant, il se tourne vers Yukari, un...

Une montagne qui n’en est pas une

Les bas (et surtout les hauts) d’Encouragement of Climb. Parfois, on tient une perle entre les mains sans le savoir. C’est ce qui m’est arrivé avec Encouragement of Climb , un anime dont j’ai découvert la richesse petit à petit, jusqu’à m’y attacher bien plus que je ne l’aurais cru au départ. L’histoire commence quand Aoi, une jeune fille timide, retrouve Hinata, une amie d’enfance avec qui elle a gravi une montagne quelques années plus tôt. Passionnée par la randonnée en montagne et pleine d’entrain, Hinata embarque Aoi dans son monde et, chemin faisant, l’aide à sortir peu à peu de sa coquille. Il m’a fallu un certain temps pour me faire une idée de cette série. La première saison, composée d’épisodes de seulement trois minutes, introduit les personnages à un rythme rapide. Et pourtant, malgré ce format ultra court, plusieurs sujets sont abordés : l’importance de l’équipement, le plaisir de manger en montagne, ou encore les débuts hésitants d’Aoi, qui apprend peu à peu à s’adapte...

Un disque rayé, mais attachant

Mon aventure lyrique avec Rhapsody: A Musical Adventure. Alors que je commençais à jouer à Final Fantasy XVI avec ma femme, certains passages m’ont paru particulièrement violents. J’avais envie d’alterner avec quelque chose de plus léger. C’est ainsi que je me suis lancé dans Rhapsody: A Musical Adventure , un petit jeu sympathique qui traînait depuis des années dans ma liste infinie des jeux à finir. J’y avais déjà touché il y a plusieurs années, à l’époque où je l’avais encore sur DS. J’avais lancé une partie, mais sans vraiment accrocher. Je me souviens vaguement l’avoir trouvé trop facile, et l’avoir rangé après quelques minutes. Cette fois, j’ai décidé de lui redonner une vraie chance. J’étais vraiment dans le bon état d’esprit. Dès ma première session, j’ai été sous le charme. Le design des personnages et des créatures est adorable. Les premiers lieux que l’on explore, l’Orange Village et l’Ancient Forest, sont colorés et ont un petit côté féérique. La musique qui les acco...