Vous souvenez-vous du jeu vidéo Shining in the Darkness?
Quand on commence le jeu, on accède rapidement au village. En ces lieux, on se déplace dans les différents endroits (la taverne, les boutiques d'armes et d'armures, l'alchimiste, le temple, etc.) en les sélectionnant à l'aide d'une sorte de menu visuel. Il y a également une carte du monde, où l'on peut décider de se rendre au village, au château ou bien dans le labyrinthe. Tout au long du jeu, il n'y a que ces trois lieux que l'on peut explorer. Il n'y a rien d'autre!
Le plus intéressant est, bien entendu, le labyrinthe. Dans ce dernier, on se promène en vue à la première personne et il y a des rencontre aléatoires avec des ennemis. Une fois les combats commencés, on se bat contre les ennemis au tour par tour. On attaque à l'aide d'une arme, on utilise des sorts ou bien des objets. Le menu de sélection est très joli et est une copie quasi identique de celui qui est utilisé dans les Shining Force qui ont suivis.
Ce qui fait changement, en plus du système de combat, c'est que l'on a seulement trois personnages cette fois-ci. Pas trente. Trois. Il y a d'abord le héros, qui est très fort physiquement et qui n'a aucune capacité magique. Ensuite, il y a Milo, un combattant qui a quelques sorts magiques, notamment des sortilèges qui permettent de restaurer des points de vie et de revivre des alliés. Il est le personnage le plus utile du jeu, car sans lui, il est impossible de survivre longtemps dans le donjon. Enfin, il y a Pira. C'est une magicienne qui est très faible physiquement, mais qui est en mesure d'attaquer plusieurs ennemis en même temps avec son fouet et d'utiliser des sortilèges puissants. Personnellement, c'est elle que je préférais dans les personnages. Petite parenthèse par rapport aux sorts: il n'y en a pas tant que cela. Il ne faut pas s'attendre à la variété que l'on retrouve dans les jeux d'aujourd'hui. Mais ça n'enlève rien au jeu, sa simplicité est pour moi l'une de ses forces!
Pour revenir au labyrinthe dont je parlais plus tôt, il est plutôt difficile de s'y retrouver. Je me souviens m'y être perdu un nombre incalculable de fois. Cependant, à la longue, je connaissais sur le bout des doigts les chemins à suivre. En prime, le fait de me perdre avant de tout mémoriser faisait monter mes personnages en niveaux, ce qui m'évitait d'avoir à les entraîner en tournant en rond pour générer artificiellement des combats aléatoires. Je ne sais pas comment je jouerais à ce jeu aujourd'hui, mais quand j'étais ado, je ne me suis pas vraiment cassé la tête et je n'ai ainsi eu aucune difficulté à le terminer. D'ailleurs, par la suite, j'ai essayé plusieurs Dungeon Crawlers et ceux que j'ai été en mesure de finir se comptent sur les doigts d'une main...
Enfin, pour ce qui est du visuel et de la musique, c'est disons... un peu de base. Pour les graphiques, ils sont corrects, mais pas très variés. Cependant, j'ai beaucoup apprécié les effets spéciaux lors de l'utilisation des magies offensives. Ça m'a rappelé les animations d'attaques dans Shining Force. Mais il y a une différence notable: on ne voit pas ses personnages. Mais quand même, les ennemis bougent tout au long du combat et ça crée une certaine impression de dynamisme. Le thème musical dans les affrontements est très bien aussi. Grâce à ce dernier, à chaque bataille, je ressentais un sentiment d'urgence et de danger. Toutefois, pour ce qui est des autres musiques, notamment dans le village, tant qu'à moi, c'était bof! Ça me cassait plus les oreilles qu'autre chose!
Donc si j'ai à résumer tout cela, j'ai beaucoup aimé Shining in the Darkness. J'avais un certain biais en commençant, appréciant énormément les Shining Force. Mais en même temps, ça aurait pu se retourner contre ce jeu, transformant mon sentiment initial en déception. Mais il n'en fut rien. Je l'ai aimé pour ce qu'il est: un petit jeu sans prétention et surtout, un des rares Dungeon Crawler que j'ai eu le coeur à compléter jusqu'au bout.

