Passer au contenu principal

Macross II: Lovers Again

Vous souvenez-vous de l'OVA Macross II: Lovers Again?


Pour plusieurs, cet OVA ne fait pas réellement partie de la franchise. C'est notamment le cas du créateur de la série originale. Du moins c'est ce qu'il a laissé entendre. En effet, après la première série et le film qui a suivi, Macross devait être terminé. Mais un autre studio, qui avait contribué au financement initial, a décidé de créer lui-même une suite. Parlons de l'anime maintenant...

L'histoire se passe 80 ans après la fin du premier Macross, soit en 2092. La musique est toujours un élément important chez l'être humain. Cependant, au fil du temps, c'est davantage devenu un outil au service des militaires et on s'en sert notamment pour faire des concerts de propagande en faveur de l'armée. Les médias sont contrôlés et les terriens croient qu'ils sont les plus puissants de l'univers, grâce à leur culture et à leur musique. Mais voilà qu'un nouvel ennemi, les Marduk, arrivent et s'attaquent à la planète Terre. Ces derniers contrôlent les Zentradi et les Meltrandi grâce au pouvoir de leurs chanteuses qu'ils appellent emulators. Chez les humains, il y a toujours des chanteuses, mais contrairement à par le passé, elles n'ont aucun effet sur leurs ennemis. 

Personnellement, j'ai bien aimé tout le contexte de l'histoire. On reprend les thèmes de l'ancienne série, mais on tourne ça dans l'autre sens. La chanson devient un outil de guerre plutôt que de paix, et le point fort de l'être humain, la culture, a fini par être subordonnée aux militaires. La population a une vie confortable, mais elle est gardée dans une ignorance totale. Tout n'est donc pas tout blanc chez l'être humain, même si leur nouvelle culture se base sur la célébration de la victoire de la musique sur la guerre. Ce n'est pas parfaitement bien exécuté, mais la base est là et j'ai trouvé cela vraiment intéressant... 

Pour ce qui est des principaux personnages, on a un trio fort intéressant. Il y a tout d'abord Hibiki, un journaliste à potins. Au tout début, il ne prend pas son emploi tant au sérieux. Pour lui, tout ce qui compte, ce sont les cotes d'écoute. Mais une suite d'événements fera en sorte qu'il fera équipe avec un autre journaliste plus expérimenté. Ce dernier le sermonnera à propos du véritable objectif du journalisme, c'est-à-dire de couvrir objectivement et sans parti pris les événements. Sur le coup, Hibiki ne l'écoutera pas. Mais lorsqu'un tragique accident arrivera, il changera sa perspective par rapport à son métier...

Le deuxième personnage, c'est Sylvie. Il s'agit d'une jeune commandante talentueuse qui pilote des Valkyries. Sa relation avec Hibiki ne commence pas de bon pied. En fait, elle le rencontre alors qu'elle se rend à un hôtel avec son supérieur pour discuter de secrets militaires sans être espionnée. Hibiki allume ensuite sa caméra et affirme en direct qu'elle et le commandant suprême sont en relation! Sylvie frappe alors Hibiki en plein visage. Même si ça commence sur de mauvaises bases, les deux se reverront et pourront ainsi clarifier les choses...

Pour ce qui est du troisième personnage, il s'agit de Ishtar. C'est une emulator que Hibiki ramène chez lui au cours de sa mission de reportage sur l'attaque ennemie. Au tout début, la jeune femme est effrayée, mais grâce à un engin de traduction, elle arrive à communiquer avec Hibiki. Elle découvre la vie paisible sur Terre, un monde totalement différent du sien où tout le monde est contrôlé et où la guerre est la seule chose qui existe. Elle fera également la rencontre avec la musique, puis éventuellement avec le sentiment amoureux. 

Il y a d'autres personnages, mais ils sont tous secondaires, y compris la chanteuse principale qui collabore avec l'armée! En ce qui concerne les chansons justement, je les ai trouvées correctes. Le générique d'ouverture est rafraîchissant, mais il faut l'avouer, il fait vraiment son époque! Pour ce qui est du visuel, il est joli. J'ai bien aimé le design des personnages, mais ce que j'ai le plus apprécié, ce sont les dessins des vaisseaux et des scènes de combats dans l'espace. Pour ce qui est de l'animation elle-même, elle n'est pas aussi dynamique que dans d'autres Macross, mais elle est très bien pour l'époque. 

Donc en gros, j'ai aimé cet OVA. Je considère qu'il s'agit d'un véritable Macross. Toutefois, dans cette grande franchise, il est de loin d'être mon préféré. Aussi, fait important à préciser: tout ce qui est sorti après cet OVA se passe avant ce dernier, du moins jusqu'à maintenant. Cela fait en sorte que l'intrigue de Macross II ne se passe pas dans la même ligne temporelle que tout le reste. Ceci dit, c'est un peu grâce à cet OVA qu'il y a eu d'autres Macross. C'est après sa diffusion que le créateur original a décidé de créer de nouvelles suites, en commençant par Macross Plus, l'OVA qui m'a fait découvrir cette franchise...

Messages les plus consultés de ce blogue

Les démons de Tokyo

Ma seconde tentative pour comprendre Doomed Megalopolis. Il y a quelques années, alors que je prenais le bus chaque jour pour aller travailler, je regardais des séries pour tuer le temps. À l’approche de l’Halloween, j’ai décidé d’adopter un vieil anime obscur, oublié et mal aimé : Doomed Megalopolis . Je me souviens avoir beaucoup aimé son atmosphère, sans rien y comprendre en fait, pour être honnête. Peut-être était-ce tout simplement parce que je n’étais pas assez attentif, dans ce contexte bruyant où je devais sans cesse interrompre le visionnement? Avec du recul et à tête reposée, j’ai décidé de revisiter cette courte série récemment, persuadé que j’allais enfin comprendre, et ce, sans trop d’efforts. I was fucking wrong. L’histoire commence en 1907, alors que Kato, un mystérieux homme en costume d’armée, tente de réveiller Masakado, un dieu censé protéger Tokyo, pour que la colère de la divinité se déchaîne sur la ville. Son plan échouant, il se tourne vers Yukari, un...

Une montagne qui n’en est pas une

Les bas (et surtout les hauts) d’Encouragement of Climb. Parfois, on tient une perle entre les mains sans le savoir. C’est ce qui m’est arrivé avec Encouragement of Climb , un anime dont j’ai découvert la richesse petit à petit, jusqu’à m’y attacher bien plus que je ne l’aurais cru au départ. L’histoire commence quand Aoi, une jeune fille timide, retrouve Hinata, une amie d’enfance avec qui elle a gravi une montagne quelques années plus tôt. Passionnée par la randonnée en montagne et pleine d’entrain, Hinata embarque Aoi dans son monde et, chemin faisant, l’aide à sortir peu à peu de sa coquille. Il m’a fallu un certain temps pour me faire une idée de cette série. La première saison, composée d’épisodes de seulement trois minutes, introduit les personnages à un rythme rapide. Et pourtant, malgré ce format ultra court, plusieurs sujets sont abordés : l’importance de l’équipement, le plaisir de manger en montagne, ou encore les débuts hésitants d’Aoi, qui apprend peu à peu à s’adapte...

Un disque rayé, mais attachant

Mon aventure lyrique avec Rhapsody: A Musical Adventure. Alors que je commençais à jouer à Final Fantasy XVI avec ma femme, certains passages m’ont paru particulièrement violents. J’avais envie d’alterner avec quelque chose de plus léger. C’est ainsi que je me suis lancé dans Rhapsody: A Musical Adventure , un petit jeu sympathique qui traînait depuis des années dans ma liste infinie des jeux à finir. J’y avais déjà touché il y a plusieurs années, à l’époque où je l’avais encore sur DS. J’avais lancé une partie, mais sans vraiment accrocher. Je me souviens vaguement l’avoir trouvé trop facile, et l’avoir rangé après quelques minutes. Cette fois, j’ai décidé de lui redonner une vraie chance. J’étais vraiment dans le bon état d’esprit. Dès ma première session, j’ai été sous le charme. Le design des personnages et des créatures est adorable. Les premiers lieux que l’on explore, l’Orange Village et l’Ancient Forest, sont colorés et ont un petit côté féérique. La musique qui les acco...