Vous souvenez-vous du jeu vidéo Phantasy Star IV: The End of the Millennium?
L'intrigue commence sur la Motavia, une planète où la vie est devenue de plus en plus difficile suite au grand effondrement. Comme si ce n'était pas assez, des monstres violents que l'on appelle biomonsters ont commencé à se multiplier de plus en plus. Pour faire face à cette menace, on demande de l'aide à ceux que l'on appelle hunters, des chasseurs. Au tout début de l'histoire, le joueur prend le contrôle de Chaz, un apprenti, qui est accompagné par Alys, sa mentor, afin d'enquêter sur d'étranges événements. Ainsi commencera une aventure qui mènera les protagonistes sur trois planètes différentes...
Je ne me souviens pas de l'histoire en détails, car ça fait des dizaines d'années que j'y ai joué. Ce que j'ai retenu, c'est que c'était bien, mais pas autant que certains autres RPG de la Super Nintendo. Toutefois, en ce qui concerne la présentation, ça m'avait vraiment impressionné à l'époque! Dans les moments clés de l'histoire, il y a des scènes où les personnages sont dessinés comme s'il s'agissait d'une bande dessinée. On les voit dans des cases qui prennent presque toute la place à l'écran. J'avais beaucoup apprécié, et je trouvais que ça sortait de l'ordinaire par rapport à ce que l'on retrouvait sur le marché à ce moment là. D'ailleurs, à part dans Tales of Arise qui est sorti deux décennies et demie plus tard, je n'ai jamais vu ce concept visuel réutilisé ailleurs.
Pour ce qui est du visuel pendant l'exploration et lors des combats, il est très joli également. C'est un vrai délice pour les yeux. Je pourrais en dire autant des musiques, qui sont très agréables pour l'oreille. Bien entendu, les sons qui sortent de la Sega Genesis ne sont pas reconnus pour être un plaisir auditif, mais la composition est très bien réalisée, et malgré tout, la musique au final est très entraînante, surtout pendant les combats!
Pour ce qui est du gameplay, notons d'abord la variété de lieux à explorer. On est sur une planète désertique certes, mais cela ne nous empêche pas d'explorer des villages, de la nature et bien entendu des laboratoires et d'autres lieux davantage technologiques. Et c'est sans compter qu'on accède plus tard à deux autres planètes, qui sont cependant de taille plus petites que la première.
Dans les combats, qui sont au tour par tour, on a jusqu'à cinq personnages. On se retrouve éventuellement avec quatre personnages principaux, en plus de plusieurs personnages passagers qui prennent la cinquième place dans l'équipe. Chacun a ses forces et ses faiblesses, et agit selon un rôles prédéfini : soigner l'équipe, faire de la magie, se battre au corps à corps, etc. La difficulté du jeu est légèrement élevée, mais elle n'est pas aussi pire que celle des opus précédents. Comme dans les jeux du même genre, les personnages progressent en montant de niveau et peuvent équiper des armes, des armures et acheter des objets. Ils apprennent aussi des techniques et des habiletés. Compte tenu de la difficulté, il est souhaitable de bien explorer partout et de faire tous les combats, afin d'avoir les niveaux et les ressources monétaires nécessaires.
Il y a plusieurs particularités originales dans ce jeu. Premièrement, il y a les techniques et les habiletés. Les techniques, ce sont comme des sorts magiques. Ça utilise des points de techniques, et quand on n'a plus de points, on ne peut plus les utiliser tant qu'on ne les a pas restauré en se reposant ou en utilisant un objet prévu à cet effet. Pour ce qui est des habiletés, c'est un peu comme les techniques, sauf que ça n'utilise pas des points. Au lieu de cela, on a un compteur, par habileté, qui indique le nombre de fois que l'on peut utiliser cette dernière. La seule façon d'être en mesure de réutiliser les habiletés ayant atteint zéro, c'est de se reposer. Je trouvais cela intéressant que l'on combine ait à la fois les techniques et les habiletés. Cela ajoute un élément intéressant à la gestion des ressources dans les donjons et sur la carte du monde.
Ensuite, comme autre particularité, il y a les macros et les combos. Dans Phantasy Star IV, à chaque tour de combat, on choisit pour chaque personnage la commande qu'il utilisera: une attaque normale, une technique, une habileté, etc. Or, il est possible de sauvegarder des macros dans lesquelles les sélections sont prédéfinies et de les utiliser par la suite. Cela accélère les combats, mais pas seulement. Quand plusieurs personnages utilisent une technique précise, il arrive qu'une attaque combinée, plus forte que la somme des techniques, soit lancée. On appelle cela un combo. Mais attention, les personnages doivent attaquer les uns à la suite des autres. Si quelqu'un s'insère entre leurs attaques, les personnages ne feront qu'attaquer normalement. Alors même si sur papier l'idée est bonne, elle n'est pas parfaitement implantée dans le jeu. J'ai quand même apprécié que l'on pense à cette fonctionnalité, mais soyons honnêtes. Chrono Trigger gère beaucoup mieux les combos que Phantasy Star IV!
Mais malgré ce petit point négatif, Phantasy Star IV est un excellent jeu à mon humble avis. Il est beau visuellement, il est unique et il réussit enfin de réaliser tout ce que ses prédécesseurs, plein de potentiel, n'avaient pas réussi avant lui. Il s'agit de l'apogée de la série originale des Phantasy Star et aussi, du tout dernier jeu avant qu'il y ait un grand changement dans la franchise. En effet, il y a eu des jeux en ligne et d'action par la suite, mais personnellement, je n'ai jamais accroché. Alors ce Phantasy Star reste pour moi celui qui clos une série qui a marqué mon adolescence, et le meilleur de tous les opus!