Passer au contenu principal

Non Non Biyori

Vous souvenez-vous de la série et du film Non Non Biyori?


C'est un anime qui raconte les tranches de vie de quatre filles qui habitent dans un milieu rural. J'ai visionné l'ensemble de l'oeuvre cette année et ce fut toute un expérience! Pourtant, la série n'a rien de spectaculaire. On illustre la vie de tous les jours des personnages. Il n'y a aucun drame et aucune histoire qui tient en halène. On se contente d'être dans le présent et de raconter tranquillement ce qui se passe, tout simplement. Et savez-vous quoi? Même s'il y a des personnes qui trouveraient cet anime ennuyant à mourir, en ce qui me concerne, je l'ai adoré!

Les quatre principaux personnages sont des filles âgées de sept à quatorze ans. Elles sont dans la même classe. Dans leur école très éloignée, ces dernières sont les seules élèves, en plus d'un adolescent très discret qu'on ne voit presque jamais. Quand elles ne sont pas en classe, elles passent leur temps à jouer dehors, à discuter de tout plein de sujets, à aller au magasin du coin, etc. Même si elles ont des âges différents, elles s'entendent bien et elles jouent ensemble. Et c'est l'un des premiers éléments que j'ai beaucoup aimé dans cet anime: le fait qu'on montre les moments plaisants de l'enfance, qui se prolongent jusqu'au début de l'adolescence. Il n'est pas question de drame ou de romance. C'est juste le quotidien, dépeint innocemment. Je ne sais pas comment décrire cette expérience... c'est comme si chaque épisode suscitait en moi une sorte de nostalgie agréable, me rappelant ma propre enfance. 

Ce que qu'ai apprécié aussi dans cet anime, c'est qu'il se passe en milieu rural. De beaux décors naturels sont illustrés, le tout parsemé de bruits d'ambiance et de musiques calmes. On est loin des grandes villes populeuses, des téléphones intelligents, du monde où l'on est isolé les uns des autres. On se trouve dans un endroit à la fois chaleureux et zen. L'atmosphère est vraiment agréable!

Dans la première saison, on met surtout en scène les principaux personnages. Il y a d'abord Renge, la petite fille de sept ans. Ce que l'on remarque rapidement chez elle, c'est qu'elle a toujours la même expression faciale neutre. Malgré cela, elle est très expressive et elle s'émerveille de tout. Ensuite, il y a les deux soeurs, Komari et Natsumi. Komari est la plus âgée des deux, même si elle n'en a pas l'air physiquement. Elle a quatorze ans. Elle est sage et plutôt timide. Aussi, elle a peur de beaucoup de choses. Natsumi pour sa part a un an de moins que sa soeur. Contrairement à cette dernière, elle ne respecte pas souvent les consignes et elle ne craint presque rien. Elle est un peu garçon manqué. Elle s'attire les foudres de sa mère, avec qui elle se chicane à l'occasion. C'est mon personnage favori dans cet anime. Enfin, il y a Hotaru, une fille de onze ans. Elle a l'air beaucoup plus âgée qu'elle ne l'est en réalité et elle agit de façon mature devant ses amies. Elle admire beaucoup Komari. Devant ses parents, elle est davantage elle-même et elle agit comme une jeune enfant. 

Il y a d'autres personnages qui s'ajoutent au lot, et qui prennent de plus en plus d'importance à mesure que les épisodes avancent. On les voit davantage vers la fin de la première saison et dans les deux saisons subséquentes. Concernant la deuxième saison, elle est particulière. Elle se passe en même temps que la première. On recommence au début de la même année scolaire. Toutefois, au lieu présenter tous les événements vus précédemment, on nous montre de nouvelles tranches de vies éparpillées dans le temps. C'est pour cela que cette saison se nomme Repeat. Je la trouve encore meilleure que la première. Et je pourrais en dire autant sur la troisième, Nonstop, qui cette fois-ci est une suite directe. Dans cette saison comme dans la saison Repeat, on met davantage en scène les personnages secondaires. 

Parmi ces derniers, il y a Kaede. Elle est au début de la vingtaine et elle se fait appeler Candy Shop par les enfants à cause de son métier. Elle a un lien particulier avec la petite Renge, dont elle s'est occupée plusieurs fois lorsqu'elle était bébé. Elle a de la difficulté à lui dire non. Elle aussi est une des mes favorites. Il y a ensuite les deux grandes soeurs de Renge, Kazuho et Hikage. Kazuho est la professeure de la petite école du coin. Elle est aussi dans la vingtaine. Elle a peu d'énergie et il lui arrive de dormir en classe pendant que les enfants et adolescents font des travaux autonomes. Hikage pour sa part est une adolescente qui fréquente une école à Tokyo. Elle vient à l'occasion passer ses vacances et fins de semaines dans sa famille. Elle s'entend bien avec Natsumi, même si cette dernière lui attire des ennuis à l'occasion.

Il y a encore d'autres personnages récurrents, qu'il est aussi intéressant de voir de temps à autre. Aussi, à quelques reprises, il y a des épisodes flashback qui se passent dans le passé, où on voit tout le monde plus jeune. C'est vraiment mignon, surtout pour ce qui est de la version enfant des personnages qui sont des ados dans le présent! Enfin, il y a le film, qui a été diffusé entre la deuxième et la troisième saison. Il se passe à Okinawa, à l'occasion d'un voyage qui a été gagné par une loterie. On ne se sent pas dépaysé, car on est aussi en milieu rural. Dans ce film, on montre pas mal tous les personnages de la série. Mais il y a un léger focus sur Natsumi, qui se fait une nouvelle amie de son âge, une amitié qu'elle gardera à distance par la suite... 

Bref, j'ai vraiment aimé Non Non Biyori. C'est un anime qui m'a fait chaud au coeur et que j'ai savouré tranquillement. Mais toute bonne chose a une fin. Dans l'OVA de la troisième saison, on fait plein de clins d'oeil au reste de la série et même au film. J'avoue que lorsque j'ai vu cet épisode, j'étais très triste, car je voyais la fin de la série arriver. Pour moi, c'était comme quand un voyage se termine, et qu'on doit retourner dans notre quotidien chargé. Quoi qu'il en soit, ça l'a valu la peine de le regarder et j'en garderai de bons souvenirs...

Messages les plus consultés de ce blogue

Les démons de Tokyo

Ma seconde tentative pour comprendre Doomed Megalopolis. Il y a quelques années, alors que je prenais le bus chaque jour pour aller travailler, je regardais des séries pour tuer le temps. À l’approche de l’Halloween, j’ai décidé d’adopter un vieil anime obscur, oublié et mal aimé : Doomed Megalopolis . Je me souviens avoir beaucoup aimé son atmosphère, sans rien y comprendre en fait, pour être honnête. Peut-être était-ce tout simplement parce que je n’étais pas assez attentif, dans ce contexte bruyant où je devais sans cesse interrompre le visionnement? Avec du recul et à tête reposée, j’ai décidé de revisiter cette courte série récemment, persuadé que j’allais enfin comprendre, et ce, sans trop d’efforts. I was fucking wrong. L’histoire commence en 1907, alors que Kato, un mystérieux homme en costume d’armée, tente de réveiller Masakado, un dieu censé protéger Tokyo, pour que la colère de la divinité se déchaîne sur la ville. Son plan échouant, il se tourne vers Yukari, un...

Une montagne qui n’en est pas une

Les bas (et surtout les hauts) d’Encouragement of Climb. Parfois, on tient une perle entre les mains sans le savoir. C’est ce qui m’est arrivé avec Encouragement of Climb , un anime dont j’ai découvert la richesse petit à petit, jusqu’à m’y attacher bien plus que je ne l’aurais cru au départ. L’histoire commence quand Aoi, une jeune fille timide, retrouve Hinata, une amie d’enfance avec qui elle a gravi une montagne quelques années plus tôt. Passionnée par la randonnée en montagne et pleine d’entrain, Hinata embarque Aoi dans son monde et, chemin faisant, l’aide à sortir peu à peu de sa coquille. Il m’a fallu un certain temps pour me faire une idée de cette série. La première saison, composée d’épisodes de seulement trois minutes, introduit les personnages à un rythme rapide. Et pourtant, malgré ce format ultra court, plusieurs sujets sont abordés : l’importance de l’équipement, le plaisir de manger en montagne, ou encore les débuts hésitants d’Aoi, qui apprend peu à peu à s’adapte...

Un disque rayé, mais attachant

Mon aventure lyrique avec Rhapsody: A Musical Adventure. Alors que je commençais à jouer à Final Fantasy XVI avec ma femme, certains passages m’ont paru particulièrement violents. J’avais envie d’alterner avec quelque chose de plus léger. C’est ainsi que je me suis lancé dans Rhapsody: A Musical Adventure , un petit jeu sympathique qui traînait depuis des années dans ma liste infinie des jeux à finir. J’y avais déjà touché il y a plusieurs années, à l’époque où je l’avais encore sur DS. J’avais lancé une partie, mais sans vraiment accrocher. Je me souviens vaguement l’avoir trouvé trop facile, et l’avoir rangé après quelques minutes. Cette fois, j’ai décidé de lui redonner une vraie chance. J’étais vraiment dans le bon état d’esprit. Dès ma première session, j’ai été sous le charme. Le design des personnages et des créatures est adorable. Les premiers lieux que l’on explore, l’Orange Village et l’Ancient Forest, sont colorés et ont un petit côté féérique. La musique qui les acco...