Passer au contenu principal

Final Fantasy Mystic Quest

Vous souvenez-vous du jeu vidéo Final Fantasy Mystic Quest?


À l'origine, il a été créé pour l'Amérique du Nord, à une époque où le développeur croyait que les jeux de rôles étaient trop compliqués pour les américains. On y incarne Benjamin, qui a pour mission de sauver le monde en récupérant des cristaux. Les combats sont au tour par tour et le héros progresse à force de vaincre des ennemis et de monter en niveaux...

Quand on le compare aux autres Final Fantasy, on constate que ce jeu est beaucoup plus simple. Tout d'abord, par défaut on montre une barre visuelle représentant les points de vie plutôt que d'afficher des nombres. De plus, le personnage principal est accompagné d'un seul compagnon à la fois. Ce dernier ne gagne jamais de niveaux, sauf quand il revient dans l'équipe après une longue absence. Aussi, l'inventaire, les équipements et les magies sont très limités. Même le déplacement sur la carte du monde ne se fait pas librement. On choisit une direction et le héros se rend tout seul à destination, un peu comme c'est le cas sur les cartes de Super Mario Word. 

Tout a été pensé afin de simplifier l'expérience du joueur au maximum. C'est comme si on avait décidé de créer un Final Fantasy pour débutants... sauf qu'en ce qui me concerne, ce n'était ni le premier Final Fantasy et encore moins le premier jeu de rôles que j'avais joué. Par conséquent, je le trouvais très de base. Mais cela ne m'a pas empêché de l'aimer et cela, pour au moins cinq raisons. 

Premièrement, ce qui en fait son charme, c'est la trame sonore. La musique de la carte du monde est agréable. Grâce à elle, on se sent comme un explorateur qui part à l'aventure. Également, il y a les musiques de style métal pendant les batailles. Je n'ai pas entendu cela souvent dans ce type de jeu. Ça donne une touche vraiment unique aux affrontements. Puis il y en a d'autres aussi plus calmes qui m'ont marquées... bref c'est une sympathique expérience auditive!

Deuxièmement, il y a le côté visuel. Les graphiques sont loin d'être ce qu'il y a de plus joli, mais il y a quelques particularités. Par exemple, on utilise des icônes pour les magies et les armes plutôt que du texte comme dans les autres Final Fantasy. Aussi, les combats ne sont pas vus de côté, mais plutôt de face. Le focus est mis sur les ennemis que l'on affronte. Au cours du combat, pendant que ces derniers sont affaiblis, on les voit changer d'apparence au gré de leurs blessures. Je n'ai pas vu cela à beaucoup de reprises dans des jeux de ce type, que ce soit avant ou après Mystic Quest... 

Troisièmement, même si les armes sont limitées, plusieurs d'entre elles ont une utilité en dehors des combats. Avec les haches, on peut couper des arbres afin d'accéder à des endroits qui étaient inaccessibles. Les griffes pour leur part permettent d'escalader ou, dans le cas de la plus puissante, d'être utilisée comme un grappin. Enfin, avec les bombes on peut dégager des passages dans des murs ou dans des portes qui ont une faiblesse. Cela m'a fait penser au jeu de The Legend of Zelda, qui fonctionne avec un principe semblable. La principale différence, c'est que c'est moins dynamique ici...

Quatrièmement, le système de sorts est original. Les magies sont très peu nombreuses - il y en a douze en tout - mais elles servent tout au long du jeu. Ces dernières sont classées dans trois catégories: blanches, noires et sorcellerie. La première catégorie regroupe des sorts défensifs, tandis que les deux autres, les sorts offensifs. Dans chaque catégorie, il y a un compteur qui détermine combien de fois on peut utiliser des sorts. Quand on dort ou quand on utilise certains objets, le compteur est réinitialisé à sa valeur maximale. 

Cinquièmement, il n'y a pas de combats aléatoires. Quand on se promène dans les donjons et d'autres lieux peuplés de monstres, on voit les ennemis et on choisit quand amorcer le combat. Certes dans certains endroits étroits on est obligé de se battre si on veut continuer notre chemin, mais ce n'est pas toujours obligatoire. Sur la carte du monde, il y a des champs de batailles où l'on peut faire dix combats de suite, ce qui est très pratique pour avoir de l'or et de l'expérience. Là aussi, on choisit de les faire ou non. Personnellement, je faisais ces affrontements et pendant que mon équipe combattait alors que j'appuyais frénétiquement sur le même bouton, j'ouvrais ma Sega Genesis pour jouer à Shining Force en même temps. Quand je revenais, la plupart du temps, tout le monde avait survécu et en ressortait plus fort! Que de souvenirs... :-)

Donc en gros, si j'avais à résumer, je dirais que la simplicité n'est pas toujours une tare! Oui, l'histoire principale et celle des personnages n'est ni palpitante ni bien mise en scène. Oui, le système est plutôt rudimentaire et le joueur a peu de liberté. Mais ce jeu a un véritable charme et une certaine originalité. Je l'ai beaucoup aimé, tellement que je l'ai fait au moins trois fois. Il faut dire qu'il n'est vraiment pas long. Ça fait plutôt longtemps que j'y ai joué - il est donc probable que ce soit ma nostalgie qui parle - mais s'il sort un remake, il est certain que j'y rejouerai! Peut-être l'aimerez-vous autant, qui sait...

Messages les plus consultés de ce blogue

Les démons de Tokyo

Ma seconde tentative pour comprendre Doomed Megalopolis. Il y a quelques années, alors que je prenais le bus chaque jour pour aller travailler, je regardais des séries pour tuer le temps. À l’approche de l’Halloween, j’ai décidé d’adopter un vieil anime obscur, oublié et mal aimé : Doomed Megalopolis . Je me souviens avoir beaucoup aimé son atmosphère, sans rien y comprendre en fait, pour être honnête. Peut-être était-ce tout simplement parce que je n’étais pas assez attentif, dans ce contexte bruyant où je devais sans cesse interrompre le visionnement? Avec du recul et à tête reposée, j’ai décidé de revisiter cette courte série récemment, persuadé que j’allais enfin comprendre, et ce, sans trop d’efforts. I was fucking wrong. L’histoire commence en 1907, alors que Kato, un mystérieux homme en costume d’armée, tente de réveiller Masakado, un dieu censé protéger Tokyo, pour que la colère de la divinité se déchaîne sur la ville. Son plan échouant, il se tourne vers Yukari, un...

Une montagne qui n’en est pas une

Les bas (et surtout les hauts) d’Encouragement of Climb. Parfois, on tient une perle entre les mains sans le savoir. C’est ce qui m’est arrivé avec Encouragement of Climb , un anime dont j’ai découvert la richesse petit à petit, jusqu’à m’y attacher bien plus que je ne l’aurais cru au départ. L’histoire commence quand Aoi, une jeune fille timide, retrouve Hinata, une amie d’enfance avec qui elle a gravi une montagne quelques années plus tôt. Passionnée par la randonnée en montagne et pleine d’entrain, Hinata embarque Aoi dans son monde et, chemin faisant, l’aide à sortir peu à peu de sa coquille. Il m’a fallu un certain temps pour me faire une idée de cette série. La première saison, composée d’épisodes de seulement trois minutes, introduit les personnages à un rythme rapide. Et pourtant, malgré ce format ultra court, plusieurs sujets sont abordés : l’importance de l’équipement, le plaisir de manger en montagne, ou encore les débuts hésitants d’Aoi, qui apprend peu à peu à s’adapte...

Un disque rayé, mais attachant

Mon aventure lyrique avec Rhapsody: A Musical Adventure. Alors que je commençais à jouer à Final Fantasy XVI avec ma femme, certains passages m’ont paru particulièrement violents. J’avais envie d’alterner avec quelque chose de plus léger. C’est ainsi que je me suis lancé dans Rhapsody: A Musical Adventure , un petit jeu sympathique qui traînait depuis des années dans ma liste infinie des jeux à finir. J’y avais déjà touché il y a plusieurs années, à l’époque où je l’avais encore sur DS. J’avais lancé une partie, mais sans vraiment accrocher. Je me souviens vaguement l’avoir trouvé trop facile, et l’avoir rangé après quelques minutes. Cette fois, j’ai décidé de lui redonner une vraie chance. J’étais vraiment dans le bon état d’esprit. Dès ma première session, j’ai été sous le charme. Le design des personnages et des créatures est adorable. Les premiers lieux que l’on explore, l’Orange Village et l’Ancient Forest, sont colorés et ont un petit côté féérique. La musique qui les acco...