Passer au contenu principal

Might and Magic I, II & III

Vous souvenez-vous des jeux vidéos de la série Might and Magic?


C'est une série de dungeon crawlers qui a débuté en 1986. Au moment où j'écris ces lignes, le dernier jeu est sorti en 2014 sur PC. Pour ma part, j'ai joué à la version adaptée aux console des trois premiers dont j'adore les titres:

  • Might and Magic: The Secret of the Inner Sanctum
  • Might and Magic II: Gates to Another World
  • Might and Magic III: Isles of Terra

Pour être honnête, je n'ai jamais réussi à me rendre bien loin dans ces jeux. Je finissais toujours par me perdre et ne plus savoir quoi faire. Toutefois, cela ne m'a pas empêché d'avoir beaucoup de plaisir, surtout avec le deuxième que j'ai presque terminé. Avant de les aborder individuellement, parlons des points communs qui unissent les Might and Magic. Ce sont des dungeons crawlers dans lequel le joueur contrôle ses personnages à la première personne. Ces derniers ne sont pas très linéaires, ils sont plutôt open word. Contrairement à d'autres jeux du même type à l'époque, on n'explore pas que des donjons. Il est possible de se déplacer à l'extérieur, ce qui ajoute une certaine diversité visuelle. Enfin, il est possible de créer des personnages, puis d'en contrôler jusqu'à 6 en même temps dans les déplacements et lors des affrontements. 

Le premier opus est, des trois jeux, le dernier que j'ai découvert. Il est plus rudimentaire que les deux autres, surtout en ce qui concerne les graphiques. En effet, on ne voit pas ses personnages pendant les combats et même si on explore un peu à l'extérieur, on se promène surtout dans des donjons à l'allure un peu terne. Les batailles se font dans un écran noir où on voit les ennemis, mais pas le décor. Le jeu m'a fait pensé, par son simplisme, à Wizardry V. 

Ceci dit, le gameplay est tout sauf simpliste. On crée ses six personnages en choisissant leur sexe (masculin ou féminin), leur alignement (bon, neutre ou mauvais) et leur race (humain, elfe, demi-orc, gnome ou nain), ce qui détermine entre autres leurs caractéristiques de base. Ensuite, on choisit pour chacun d'entre eux une classe parmi les suivantes: chevalier, clerc, roublard, sorcier, paladin ou archer. Chaque classe a ses points forts et ses points faibles, puis permet d'accéder le cas échéant à certains sorts. Comme dans Wizardry, les magies sont divisées en deux types, celles de clercs et celles de sorciers. Elles sont aussi réparties sur sept niveaux différents. Toutefois, au lieu d'avoir un nombre d'utilisation de magies par niveau, les utilisateurs de sorts ont des points de sorts (SP) et chaque magie coûte un nombre de points égal à son niveau. Par exemple, une magie de niveau cinq coûte cinq SP. Pour les magies les plus puissantes, les sorts coûtent également des gems, des pierres que l'on accumule au cours de l'aventure. Les SP sont récupérés quand on se repose, tandis que pour les gems, il faut en trouver d'autres si on n'en a plus. Cela fait penser un peu à Donjons et Dragons, où il y a des sorts qui nécessitent à ce que l'on consomme des objets à utilisation unique... 

Alors malgré les graphiques qui ne sont pas le point le plus fort de ce jeu - et ça s'explique parce que c'est un titre de la vieille Nintendo après tout - je trouve que pour l'époque, le système de jeu était surprenamment complexe. Il est dommage que je n'aie pas été en mesure de progresser aussi loin que je ne l'aurais désiré lorsque j'étais adolescent, car tout le potentiel était là!

Dans le deuxième opus cependant, j'ai eu l'occasion de profiter beaucoup plus de mon expérience, entre autres grâce à une faille de conception qui a fait en sorte que mes personnages sont devenus beaucoup trop puissants. Mais ça, j'y reviendrai sous peu. Des trois jeux de la série, c'est le premier que j'ai découvert et celui que j'ai le plus apprécié dans ma jeunesse. Les graphiques, si on les compare au premier opus, sont beaucoup plus colorés. C'est normal, puisque la Sega Genesis a une plus grande palette de couleurs et également, l'action se passe un peu plus à l'extérieur. Aussi, il ne faut pas oublier: la fameuse carte. Le jeu, quand on l'achetait, venait avec une magnifique carte physique du monde de Might and Magic II. Bref pour la présentation, c'était très bien pour l'époque.

Pour ce qui est du contenu, on ne réinvente pas la recette du premier opus, mais on l'améliore. Il y a plus de lieux à explorer, un cycle de jour et de nuit et également, deux nouvelles classes - le barbare et le ninja. Le système de magie est le même, sauf que cette fois-ci, les sorts vont jusqu'au neuvième niveau. Et parlant de niveaux, les personnages peuvent atteindre le niveau 255, et cela n'est pas si difficile. En effet, il est possible d'affronter des hordes d'ennemis et dans un seul combat, il peut y avoir des dizaines et des dizaines d'opposants, ce qui donne beaucoup de points d'expériences si on gagne. Décrit ainsi, ça paraît impossible de gagner avec seulement six personnages, mais en fait seuls les ennemis qui sont en avant peuvent attaquer. Les autres restent derrière en réserve, en attendant qu'une place se libère. Or, avec les bons sorts, il est possible d'attaquer plusieurs ennemis en même temps, ce qui vide rapidement leurs rangs, au grand bénéfice des aventuriers qui gagnent or et niveaux!

Je me souviens être ainsi devenu surpuissant, et avoir eu l'occasion de terminer facilement la majorité du jeu. Ce dont je ne me rappelle pas exactement, c'est pourquoi je ne me suis pas rendu à la fin. Je crois que je m'étais égaré et que je ne savais tout simplement plus où me rendre pour continuer ma quête principale. Ah oui, parlant de quête, il y a un autre élément d'intéressant. Il y a quelques quêtes dans le jeu, dont certaines sont spécifiques à des classes. Aujourd'hui c'est la norme, mais à l'époque c'était quelque chose de gros!

Mais voilà qu'est arrivé le troisième opus, que j'ai joué juste après le deuxième. Les affrontements sont toujours au tour par tour. Cependant, il y a un certain aspect de combat en temps réel, lorsque les ennemis s'approchent. On peut à ce moment les attaquer à distance, jusqu'à ce qu'ils atteignent notre équipe. Aussi, autre changement majeur : les menus en mode texte ont été remplacés par des icônes. Personnellement, j'ai trouvé cela très difficile. Surtout sur la Super Nintendo, où on doit composer avec une interface faite pour l'utilisation de la souris... sans cette fameuse souris!  Et aux premiers abords, j'avoue que ça ne m'a pas beaucoup plu. J'arrivais de peine et misère à voir ce qu'il se passait, car tout était si rapide. J'avais l'impression de perdre le contrôle! 

Du côté visuel, ça s'est aussi amélioré. Les graphiques sont plus jolis et les personnages ont enfin un portrait visuel pour les représenter. Cependant, on ne voit pas leurs points de vie directement, mais seulement une couleur représentant comment ils sont blessés... approximativement! Aussi, en ce qui concerne les classes, il y en a deux nouvelles - le druide et le ranger - qui utilisent toutes les deux un nouveau type de magie, celui de la nature. Je ne peux vous en dire plus, car mon expérience avec cet opus est plutôt limitée. Je me souviens avoir été bloqué par une énigme pendant des jours, pour en bout de ligne abandonner définitivement le jeu et passer à autre chose. Mais ce que je peux vous dire, c'est que malgré tout, j'étais tombé sous son charme!

C'est ainsi que mon expérience avec les Might and Magic s'est terminée. Je sais que par la suite, les jeux de rôles occidentaux ont évolué vers l'action en temps réel et ceux japonais sont principalement restés dans le tour par tour. Il y a aussi le visuel qui s'est graduellement différencié, les jeux de l'ouest devenant de plus en plus réalistes, et ceux de l'est prenant une apparence près de celle des anime. Certes, il y a des exceptions et aujourd'hui, cela est de moins en moins vrai. Toutefois, la direction qu'a pris la série Might and Magic a pavé le chemin qui a mené à la séparation qui s'est produite entre les jeux de rôle occidentaux et japonais... Personnellement, j'ai préféré suivre les jeux nippons. Cependant, une partie de moi est profondément attachée aux jeux faits ici, plus précisément ceux qui sont de style rétro et qui rappellent les jeux de la série Might and Magic, entre autres. Tout est une question de priorité, mais si jamais un jour j'ai du temps, je compte m'y remettre avec cette série. Ou encore mieux! Pourquoi ne pas essayer un nouveau jeu dans le même style, comme Legend of Grimrock par exemple. Quoi qu'il en soit, Might and Magic m'a marqué quand j'étais jeune. Aujourd'hui encore, ce jeu m'intéresse toujours... 

Messages les plus consultés de ce blogue

Les démons de Tokyo

Ma seconde tentative pour comprendre Doomed Megalopolis. Il y a quelques années, alors que je prenais le bus chaque jour pour aller travailler, je regardais des séries pour tuer le temps. À l’approche de l’Halloween, j’ai décidé d’adopter un vieil anime obscur, oublié et mal aimé : Doomed Megalopolis . Je me souviens avoir beaucoup aimé son atmosphère, sans rien y comprendre en fait, pour être honnête. Peut-être était-ce tout simplement parce que je n’étais pas assez attentif, dans ce contexte bruyant où je devais sans cesse interrompre le visionnement? Avec du recul et à tête reposée, j’ai décidé de revisiter cette courte série récemment, persuadé que j’allais enfin comprendre, et ce, sans trop d’efforts. I was fucking wrong. L’histoire commence en 1907, alors que Kato, un mystérieux homme en costume d’armée, tente de réveiller Masakado, un dieu censé protéger Tokyo, pour que la colère de la divinité se déchaîne sur la ville. Son plan échouant, il se tourne vers Yukari, un...

Une montagne qui n’en est pas une

Les bas (et surtout les hauts) d’Encouragement of Climb. Parfois, on tient une perle entre les mains sans le savoir. C’est ce qui m’est arrivé avec Encouragement of Climb , un anime dont j’ai découvert la richesse petit à petit, jusqu’à m’y attacher bien plus que je ne l’aurais cru au départ. L’histoire commence quand Aoi, une jeune fille timide, retrouve Hinata, une amie d’enfance avec qui elle a gravi une montagne quelques années plus tôt. Passionnée par la randonnée en montagne et pleine d’entrain, Hinata embarque Aoi dans son monde et, chemin faisant, l’aide à sortir peu à peu de sa coquille. Il m’a fallu un certain temps pour me faire une idée de cette série. La première saison, composée d’épisodes de seulement trois minutes, introduit les personnages à un rythme rapide. Et pourtant, malgré ce format ultra court, plusieurs sujets sont abordés : l’importance de l’équipement, le plaisir de manger en montagne, ou encore les débuts hésitants d’Aoi, qui apprend peu à peu à s’adapte...

Un disque rayé, mais attachant

Mon aventure lyrique avec Rhapsody: A Musical Adventure. Alors que je commençais à jouer à Final Fantasy XVI avec ma femme, certains passages m’ont paru particulièrement violents. J’avais envie d’alterner avec quelque chose de plus léger. C’est ainsi que je me suis lancé dans Rhapsody: A Musical Adventure , un petit jeu sympathique qui traînait depuis des années dans ma liste infinie des jeux à finir. J’y avais déjà touché il y a plusieurs années, à l’époque où je l’avais encore sur DS. J’avais lancé une partie, mais sans vraiment accrocher. Je me souviens vaguement l’avoir trouvé trop facile, et l’avoir rangé après quelques minutes. Cette fois, j’ai décidé de lui redonner une vraie chance. J’étais vraiment dans le bon état d’esprit. Dès ma première session, j’ai été sous le charme. Le design des personnages et des créatures est adorable. Les premiers lieux que l’on explore, l’Orange Village et l’Ancient Forest, sont colorés et ont un petit côté féérique. La musique qui les acco...