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Ultima VI: The False Prophet

Vous souvenez-vous du jeu vidéo Ultima VI: The False Prophet?


On y incarne l'avatar, un homme qui vient de notre monde et qui a pour mission de sauver le royaume fictif de Britannia. Pendant mon adolescence, ce jeu a piqué ma curiosité. J'adorais les RPG japonais et je souhaitais élargir mes horizons avec ce RPG occidental. Malheureusement, je n'étais pas très doué et je n'ai pas réussi à faire autre chose que me promener un peu partout dans l'espoir que la quête principale avance. Et ce fut en vain, malgré les nombreuses heures passées. Malgré tout, je garde un très bon souvenir de mon expérience.

Quand on débute le jeu, après la scène d'introduction, on affronte trois gargouilles dans la salle de trône du roi. Une fois les créatures vaincues, le souverain nous donne comme mission de trouver huit runes et immédiatement après, on est laissé à soi-même... avec nos trois fidèles compagnons d'arme! La première chose qui m'a marqué à l'époque, c'est jusqu'à quel point le monde de ce jeu est vaste. Non seulement il est très long à parcourir, mais aussi il y a des tonnes d'objets que l'on trouve un peu partout. Je veux dire, beaucoup plus que dont à quoi j'étais habitué: des aliments, des potions de toutes sortes de couleur, des armes et d'autres objets qui traînent dans des coffres et sur les tables. Aussi, autre fait intéressant, il n'y a pas de carte du monde. Quand on se promène dans le royaume, le déplacement se fait à l'échelle et c'est long! 

En ce qui concerne les graphiques, ils ne sont pas particulièrement jolis. Mais ils ont leur charme. On voit le monde dans une vue de haut, en perspective isométrique. L'angle de la caméra est très particulier cela rend unique le visuel de ce jeu. Aussi, on interagit avec le monde en sélectionnant des commandes. Même quand on parle avec des personnages, il faut sélectionner de quel sujet on souhaite discuter. Personnellement, j'ai trouvé cela un peu déroutant et je ne savais pas trop quoi faire et où aller. Ceci dit, si je jouais aujourd'hui à cet Ultima, j'aurais probablement plus de facilité, surtout que maintenant, il existe de l'aide en ligne. Dans les années 1990, quand on avait un problème dans un jeu, il fallait aller à la bibliothèque consulter des magazines et s'ils n'en parlaient pas, c'était tant pis! Il fallait se débrouiller tout seul ou passer à autre chose...

Après, l'autre élément qui m'a marqué, c'est la musique principale de ce jeu. Il ne s'agit pas d'un mélodie originale, mais d'une adaptation 16 bit de la chanson patriotique britannique "Rule, Britannia!" que l'on entends un peu partout, notamment dans le film Pirate des Caraïbes. D'ailleurs, la première fois que j'ai visionnée ce blockbuster de Disney, j'ai tout de suite pensé à Ultima. Il ne va pas sans dire que c'est une très bonne musique... et presque la seule que l'on entend - constamment - dans ce jeu. En effet, le répertoire musical n'est pas tant fourni. Mais la qualité est là pour compenser la quantité, j'imagine...

Parlant de quantité, les combats ne sont pas si nombreux, étonnamment. On passe tellement de temps à se promener et à ramasser des objets qu'on sursaute presque quand on rencontre des monstres. On affronte ces derniers dans un système de combat au tour par tour, en déplaçant ses personnages un peu comme on le fait dans les jeux de type tactique. Mais ici, c'est vraiment de base, car on n'a pas la profondeur stratégique des jeux tactiques. On a des armes de corps à corps, des sorts et des armes à distance, avec un déplacement lent et limité. Quoi qu'il en soit, les combats sont vraiment agréable, malgré leur simplisme. Il est seulement dommage qu'il n'y en ait pas davantage... 

Ah oui, il ne faut pas oublier l'inventaire. Dans Ultima VI, les personnages ont un certaine quantité d'objets qu'ils peuvent traîner et on équipe leurs armes et armures à même des emplacements sur leur corps, que l'on voit représentés visuellement. C'est très bien fait, sauf qu'il y a un défaut majeur: c'est vraiment LENT. On a à naviguer souvent du menu principal à l'écran propre à l'inventaire et cette dernière prend beaucoup de temps à charger. C'est donc un irritant quand même assez important. Mais malgré cela - l'amour rend aveugle - j'aimais beaucoup ce jeu. Il y avait un je ne sais quoi qui m'attirait et même aujourd'hui, il m'arrive d'avoir l'envie d'y rejouer. Mais je manque de temps...

Quoi qu'il en soit, j'ai essayé d'autres Ultima par la suite, mais je ne les ai pas autant aimés. J'ai d'abord joué à Ultima III: Exodus puis à Ultima IV: Quest of Avatar sur la vieille Nintendo. J'ai bien aimé leur système de combat qui ressemble beaucoup à celui du VI. Mais les affrontements sont aléatoires et ont lieu dans un autre écran, les graphiques sont rudimentaires et surtout, on est sur une carte du monde comme dans bien d'autres RPG. Bref, ces Ultima sont d'assez bonne qualité, mais ils n'ont pas les particularités qui ont fait en sorte que j'ai autant été charmé par le sixième opus. L'autre jeu que j'ai essayé sur la Super Nintendo, Ultima VII: The Black Gate, a une exploration intéressante, mais le système de combat est en temps réel. Et pour être franc, les combats ne sont pas très au point. J'ai énormément été déçu par ce jeu, car je pensais, en voyant son visuel, qu'il allait être comme son prédécesseur...

Donc en définitive, Ultima VI: The False Prophet a été un jeu qui m'a beaucoup marqué pendant ma jeunesse. J'ai tenté de retrouver une expérience similaire avec d'autres jeux, et à part à un certain point avec les opus III et IV, ce fut en vain. L'expérience de monde ouvert, couplé au système de combat au tour par tour et à un style graphique particulier, fait en sorte que ce jeu est une perle rare dans le monde vidéoludique. Toutefois, il y a certains éléments archaïques qui ont mal vieilli et qui rendent le gameplay moins agréable, notamment la gestion de l'inventaire et la faible fréquente de rencontres hostiles. Plus que d'y jouer à nouveau, j'aimerais un jour jouer à un de ses dignes successeurs spirituels, si cela existe bien entendu. En fait, à bien y penser, il y a peut-être Dungeons & Dragons: Warriors of the Eternal Sun qui pourrait prétendre à ce titre. Mais cela, j'en parlerai dans un prochain texte...

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