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Wizardry V: Heart of the Maelstrom

Vous souvenez-vous du jeu vidéo Wizardry V: Heart of the Maelstrom?


L'action se passe dans un seul et unique donjon appelé le Maelstrom. On contrôle des personnages avec une vue à la premiere personne et les combats sont au tour par tour. Depuis que je suis adolescent, ce jeu m'a toujours fasciné, même si je n'ai jamais été capable de me rendre à la fin. 

Au tout début, on crée chaque personnage qui composera notre équipe. On peut explorer avec un maximum de six personnages en même temps, mais il est possible d'en avoir une vingtaine en tout, les autres restant en réserve au village. Quand on crée un personnage, on choisit sa race et son alignement. Pour ce qui est de la race, il peut s'agit d'un humain, d'un elfe, d'un nain, d'un gnome ou d'un hobbit. La race affecte les caractéristiques de base, soit la force, l'intelligence, la dévotion, la vitalité, l'agilité et la chance. En ce qui concerne l'alignement, on a le choix entre bon, neutre ou mauvais. Je ne sais pas combien de fois j'ai créé des personnages dans ce jeu. Pour moi, c'est la moitié du plaisir. L'autre moitié, c'est l'exploration. Je sais qu'aujourd'hui il y a bien d'autres jeux plus poussés, mais à l'époque, c'était vraiment nouveau pour moi!

Une fois la race et l'alignement choisis, on distribue des points bonus dans les caractéristiques désirées. Si on est chanceux au tirage au sort, on a une tonne de points bonus. Ceci dit, selon la race, le maximum que l'on peut atteindre pour chaque caractéristique diffère. Par exemple, un hobbit ne pourra jamais devenir aussi fort qu'un nain. Une fois tous les points distribués, on voit quelles classes sont disponibles selon les caractéristiques minimales et l'alignement requis. On a ainsi la possibilité de choisir une ou plusieurs classes, dépendant des prérequis de classes qu'on respecte. Voici une description sommaire des classes que peuvent avoir nos personnages:

  • Le combattant peut équiper la plupart des armes et armures, mais il n'a aucune magie. Il a une bonne offensive et une bonne défensive. 
  • Le voleur peut équiper de l'équipement léger et utiliser des arcs. Il n'est pas très fort physiquement, mais il peut ouvrir des coffres et des portes. 
  • Le clerc est le spécialiste de la magie blanche. Il sert principalement à soigner ses alliés. Il a une bonne quantité de points de vie. 
  • Le mage est le spécialiste de la magie noire. Il utilise de puissants sorts contre des groupes d'ennemis. Il est faible physiquement. 
  • Le samurai est comme le combattant, mais en plus il apprend de la magie noire à un rythme mois rapide. Il peut équiper des katanas.
  • Le seigneur est comme le combattant, mais en plus il apprend de la magie blanche à un rythme moins rapide. C'est un personnage très balancé. 
  • Le ninja est un peu comme le voleur, mais il peut équiper n'importe quel équipement. Il faut avoir beaucoup de points bonus pour le créer. 
  • Le sorcier maîtrise la magie blanche et la magie noire, mais moins rapidement que le clerc et le mage. Il peut identifier les objets trouvés. 

Quand j'ai vu toutes ces possibilités, cela m'a vraiment impressionné. C'était un peu comme jouer à Donjons et Dragons, mais sans avoir à le faire avec de vraies personnes. À cette époque, je n'avais pas une tonne d'amis et parmi ces derniers, personne ne jouait à des jeux de rôles. Alors pour quelqu'un de timide comme j'étais, c'était ma seule façon d'accéder à cet univers. Il ne va pas sans dire que quand j'ai appris à connaître les vrais jeux de rôles de table dont Donjons et Dragons puis ensuite Warhammer, j'ai encore plus aimé...

Parlant de Donjons et Dragons, dans ce jeu les magies fonctionnent sur le même principe que dans le populaire jeu de rôle. Il y a deux catégories de magie, ceux de mages (noire) généralement offensives et ceux de prêtres (blanche) généralement défensives. Pour chaque catégorie de sorts, il y a sept niveaux. Pour chaque niveau, il y a des sorts distincts et un nombre d'utilisation maximal, après quoi il faut se reposer pour récupérer les points. Par exemple, si un personnage a 3/1/0/0/0/0/0 pour les sorts de mages, cela signifie qu'il peut en utiliser trois de niveau 1 et un de niveau 2. En devenant plus fort, ces maximums augmentent. C'est un système qui n'est pas beaucoup utilisé en dehors des jeux de tables, mais personnellement, je l'adore! 

Outre la création de personnages et la magie, il y a l'exploration qui est au centre du jeu. Or cet aspect est très de base. On se promène dans un seul et unique labyrinthe, composé de plusieurs étages. Les lieux se ressemblent tous. L'interface est rudimentaire et par moments, on a presque l'impression de jouer à un jeu en mode texte. D'ailleurs, on ne voit pas nos personnages pendant les affrontements. On voit seulement les ennemis. Il y a des pièges, des coffres et des monstres sur notre chemin. Et à part cela, il y a principalement ces longs couloirs ternes qui se ressemblent tous. Mais malgré ce visuel minimaliste et ce manque de variété, il y a un certain côté addictif à ce jeu. On veut toujours explorer pour se rendre plus loin que la fois précédente, mais en même temps, on ne veut pas trop risquer au risque de tout perdre, car c'est dangereux!

À ce propos, j'ai vraiment eu de la difficulté avec Wizardry et je n'ai jamais été en mesure de le terminer. Et ce n'est pas parce que je n'ai pas essayé. Oh que non! Mes personnages mouraient tellement souvent... Cela se produisait quand je me retrouvais dans une zone avec des ennemis trop puissants, quand un piège m'explosait en plein visage ou quand je me téléportais accidentellement dans un mur parce que je m'étais trompé de coordonnées! Habituellement, quand on meurt dans un jeu, on recommence à la dernière sauvegarde. Mais pas dans lui! Quand toute l'équipe est décimée, les cadavres restent où ils sont. Il faut alors former une nouvelle équipe de secours, la faire devenir plus forte, puis aller récupérer les corps en espérant de ne pas se faire exterminer en chemin... ce qui m'est arrivé à plusieurs reprises! Et si on est chanceux, on pourra revivre les défunts. Sinon si on rate le rituel sacré, ils meurent définitivement! En d'autres mots, ce jeu est brutal... et j'ai adoré cela! :-)

Alors après y avoir joué suffisamment, j'ai essayé quelques jeux de la franchise, dont le premier sur la Nintendo et le sixième sur ordinateur. Ils m'ont plu, mais je n'ai jamais autant accroché à ces derniers qu'au cinquième opus. Cependant, beaucoup plus tard, j'ai eu l'occasion de jouer à Wizardry: Labyrinth of Lost Souls sur la PlayStation 3. Et là, j'ai eu une très belle expérience. Mais comme avec Wizardry V, je n'ai pas été capable de le terminer. Mais peu importe, c'est le chemin qui compte, pas la destination! Ceci dit, les Wizardry ont une place très spéciale pour moi. Je suis loin d'être un fan de tous les temps de la série, mais je ressens une grande fascination pour ce genre de jeux. Et Wizardry V fut celui qui a amorcé cet intérêt occasionnel mais très puissant chez moi...

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