Vous souvenez-vous du deuxième film de Revue Starlight?
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Pour commencer, résumons ce dont il est question dans la série et dans le premier film. On raconte l'histoire de neuf adolescentes qui sont dans une école dans laquelle elles apprennent le Takarazuka Revue, un théâtre musical entièrement féminin. Elles s'affrontent dans des auditions qui sont en réalité des combats avec des armes. On apprend à les connaître à travers ce que l'on montre d'elles dans leur vie de tous les jours, mais aussi et surtout dans leur pratique théâtrale. Vers la fin de la série, l'une des protagonistes, Karen, parvient à changer le destin. Grâce à son talent et à sa persévérance, la pièce que les filles interprètent et qui est une tragédie, Starlight, est transformée de façon à ce que son dénouement devienne heureux.
Je ne l'avais pas explicité précédemment, mais Starlight est à la fois une pièce de théâtre qui existe dans l'anime et un récit qui montre avec un certain symbolisme - pour nous les téléspectateurs du monde réel - ce qui se passe entre les deux protagonistes de la série, Karen et Hikari. Dans Starlight, quand Flora et Claire atteignent le sommet de la tour, la première est aveuglée par la lumière et tombe dans les abysses. Les deux femmes se retrouvent séparées, et ce, pour toujours. Dans la vraie vie, Karen et Hikari vivent une séparation quand elles sont toutes petites, alors que Hikari part pour l'Angleterre. Mais ce n'est pas à cette séparation que l'on fait référence avec Starlight. C'est plutôt à celle qui s'annonce plusieurs années plus tard, et qui est davantage symbolique.
Je m'explique. On sait qu'une seule personne peut gagner les auditions. Or, ce qui risque d'arriver si Karen ou Hikari gagne, c'est que l'autre, trop éblouie par le talent de sa compagne, finisse par tomber dans les profondeurs - ou en d'autres mots en dépression. Les deux adolescentes sont donc destinées à se retrouver dans des mondes totalement différents, l'une devenant la meilleure et l'autre se trouvant dans l'incapacité de suivre sa partenaire. Starlight symbolise le destin auquel Karen et Hikari ne peuvent échapper. D'ailleurs à la fin de la série, quand on est sur le point de clore les auditions, Hikari pousse Karen en bas de la tour et réclame la victoire. Elle le fait afin d'éviter la tragédie de Starlight. Mais c'est de cette façon qu'elle provoque cette prophétie autoréalisatrice, et qu'elle cause elle-même la tragédie. Alors quand Karen parvient enfin à changer à la fois Starlight et son destin avec Hikari (qui sont en fait une seule et même chose), je me suis dit qu'il y avait une fin heureuse en vue pour les deux adolescentes. Mais ce ne sera pas aussi simple. Plusieurs mois passeront et de nouveaux problèmes se pointeront à l'horizon.
En effet, au tout début du deuxième film, on apprend que Hikari a décidé de quitter la Seisho Music Academy pour retourner en Angleterre. Elle était trop éblouie par le talent de Karen. Et par la faute de ce départ soudain, Karen commence à déprimer. Elle ne sait plus ce qu'elle souhaite faire dans la vie et n'a pas choisi d'université où poursuivre ses études. Bref, le destin illustré dans la pièce Starlight n'a finalement pas été évité, au contraire! Puis en ce qui concerne les autres filles, elles auront également leur lot de difficultés...
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Mais avant d'aborder tout cela, parlons un peu de la forme. Tel que mentionné dans mon texte sur la série, dans cet anime, on ne se contente pas de raconter normalement l'histoire de neuf filles qui font du théâtre. On présente des duels dans lesquels des adolescentes armées s'affrontent. Est-ce symbolique ou est-ce que ça se passe réellement? C'est difficile à dire avec certitude et c'est peut-être un peu des deux. Mais cela importe peu. Ça fait partie de ce qui est divertissant et c'est ce qui compte!
Et dans le second film, on ne réinvente pas la roue. Il y a toujours des duels et il y a encore un côté symbolique à ce qui se passe. Mais on pousse le bouchon encore plus loin, en ajoutant une certaine violence au narratif. Par exemple, on montre des personnages mourir, avec leur sang qui gicle partout. On sait qu'il n'y a pas réellement de mort, car quelques secondes après, on apprend que c'était des effets spéciaux de la scène. Quoi qu'il en soit, c'est une façon plutôt brutale d'illustrer l'état d'âme des différents personnage. Pour être honnête, j'ai trouvé qu'on y allait un peu fort, mais ça ne m'a pas dérangé outre mesure et j'ai très bien compris quelles émotions on a voulu exprimer ici.
Ce film, c'est l'illustration du passage à la vie d'adulte. Dans la série, Nana, un personnage central à l'intrigue, était parvenue à garder tout le monde dans une sorte de boucle temporelle. Les adolescentes vivaient sans cesse la même année - ce moment magique où elles ont joué la pièce Starlight - sans être conscientes de vivre encore et toujours les mêmes jours. Nana ne voulait pas passer à autre chose, elle voulait rester éternellement à ce moment de la vie, son adolescence. Mais Karen et Hikari ont brisé cette boucle. Et même si au final Hikari a voulu rester vivre dans son monde intérieur où elle interprétait toute seule Starlight, Karen est venue la chercher et l'a sortie de cet état d'esprit. Les filles de l'académie purent donc aller de l'avant. Mais il eut un prix à payer. Elle durent quitter le confort dans lequel elles se trouvaient pour penser à leur avenir, puis ressentir les doutes, incertitudes et déceptions liés à cette transition vers l'âge adulte. En ce qui me concerne, ça ne m'a pas étonné que l'on utilise cette violence graphique pour illustrer ce moment charnière de la vie de ces jeunes femmes. Ce fut facile pour moi de m'y identifier...
Aussi, autre élément important. Beaucoup de scènes se passent dans un train. À plusieurs reprises, on répète que ce dernier se rendra à coup sûr à la prochaine station. Puis on ajoute la question suivante: « Et la fille de scène? » En d'autres mots, le temps passe et ne s'arrête jamais. Aussi, on ne peut revenir en arrière. Et pour celles qui font du théâtre, elles ont toutes un choix à faire. Prendre ce train ou arrêter. Mais en bout de ligne, le théâtre continuera avec ou sans elles. Cette décision les concerne elles et elles seules...
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Je pourrais continuer encore longtemps mon analyse à propos du symbolisme et des thèmes abordés. Cet anime est très riche en ce qui concerne ces éléments. Mais ce que je souhaitais, c'était de parler des éléments au second degré que je considère comme étant les plus importants. Maintenant que c'est chose faite, retournons au contenu, en parlant cette fois-ci des duels...
Futaba x Kaoruko
Le premier que l'on voit met en scène Futaba et Kaoruko. Au tout début du film, on apprend que Kaoruko compte retourner à Kyoto afin d'hériter de l'école de danse traditionnelle de sa grand-mère. Jusqu'à ce moment, Futaba l'avait toujours accompagnée. Mais pour être en mesure de parfaire son propre talent, Futaba souhaite joindre le New National First Theater. Cela rend furieuse Kaoruko, qui en plein duel le fait savoir à Futaba, qui de son côté trouve sa compagne ingrate. Leur affrontement, qui commence dans une maison traditionnelle japonaise pour se poursuivre dans un bar, est majestueux et... sexy? En effet, dans la scène du bar, on voit tout le charme physique de Kaoruko, qui a un effet certain sur Futaba. Cette dernière a beaucoup de difficulté à lui refuser quoi que ce soit. Mais cette fois-ci, c'est différent. Futaba décide de garder le cap et de ne pas suivre immédiatement Kaoruko. Le duel se termine alors que Futaba est assise de face sur Kaoruko, qui de son côté est allongée au sol. Elle utilise un objet pointu pour couper la corde qui retient la cape et l'étoile de Kaoruko. En faisant tomber cette étoile, elle gagne automatiquement le duel... Mais compte tenu de la position des deux jeunes femmes, qui sait ce qui se passera entre elles par la suite...
Mahiru VS Hikari
Ensuite, le second duel est celui de Mahiru contre Hikari. Le début du combat se passe dans un stade olympique, où d'une scène à l'autre, on voit les actrices se transformer en sportives. Elles s'affrontent en faisant de la boxe, de la course, du baseball, du tennis, de l'escrime, etc. Puis soudainement, Mahiru prend un air terrifiant. Elle poursuit Hikari en donnant de puissants coups, tout en lui demandant pourquoi elle s'est sauvée à Londres. Comme on sait en écoutant la série télé, Mahiru aime beaucoup Karen. Elle est consciente que c'est un amour à sens unique, mais cela ne l'empêche pas de souhaiter que Karen soit heureuse, même si c'est en compagnie d'une autre. Elle exprime ses sentiments d'abord avec agressivité, mais vers la fin du duel, elle retrouve sa douceur habituelle. Quand j'y pense, effectivement, c'est cela qui est terrifiant chez Mahiru. Elle est capable de sortir de ses gonds si quelqu'un ose blesser celle qu'elle aime. Ceci dit, dans ce duel, j'ai particulièrement aimé les transitions entre les scènes, qui sont très fluides et naturelles, donnant une certaine crédibilité à ce qui se passe, même si c'est totalement irréaliste. Aussi, les costumes de sportives m'ont bien plu, je l'avoue. J'ai trouvé cela classe...
Juuna x Nana
Par la suite, il y a le troisième duel. Il met en scène des personnages que j'aime bien, mais qui sont loin d'être mes préférés, Juuna et Nana. Au début du film, on apprend que Juuna a décidé d'étudier en littérature plutôt que de continuer le Takarazuka Revue. Elle prend ce chemin afin de parfaire son art. Or pour Nana, Juuna ne fait que fuir la scène en prétextant des fausses raisons. Or à un certain moment dans le duel, alors que Juuna est assise, Nana lui dit qu'elle était éblouissante, mettant l'accent sur le temps passé du verbe. Puis elle s'en va, l'invitant indirectement à se faire harakiri. Sur le coup Juuna pleure, mais ce qui suit est vraiment allé me chercher. Juuna finit par relever, puis elle riposte. Elle, qui est plutôt réservée par moments, parvient enfin à s'affirmer. Elle refuse le rôle dans lequel Nana tente de l'enfermer, celui de la fille qui fuit par manque d'ambition et qui a perdu sa brillance. En réalité, non seulement elle ne se sauve pas, mais elle prend le chemin qui l'amènera vers de plus hauts sommets encore, celui qu'elle a choisi elle-même. Cela m'a beaucoup ému...
Claudine x Maya
Puis après ce duel vient le quatrième, celui entre Claudine et Maya. Les deux rivales ont décidé de continuer leur carrière de théâtre, mais séparément. En effet, Claudine a choisi de retourner en France. Commence alors le dernier affrontement entre les deux jeunes femmes, avant qu'elles ne soient loin l'une de l'autre. Claudine prend l'apparence d'un démon séduisant et propose à Maya de lui montrer le plus grand éclat - celui qu'elle n'a jamais vu - en échange de son âme. Maya accepte le contrat. Au cours du duel, Maya prend l'avantage en se métamorphosant en ange. Des cadres vides, représentant l'âme de Maya, envahissent la scène. À chaque fois que l'un d'eux passe devant elle, il lui donne une nouvelle apparence, un nouveau rôle. La jeune femme, convaincue qu'elle n'a pas d'âme en dehors des personnages qu'elle interprète, croit qu'elle ne peut perdre contre Claudine. Car comment le démon pourrait-il capturer quelque chose qui n'existe pas? Or sa rivale lui prouve le contraire et finit par gagner, lui faisant réaliser au passage que son âme est toujours là, même si certaines émotions obscurcissent son esprit. Les deux, se tenant la main, se promettent de continuer le lendemain. Est-ce une promesse en l'air, compte tenu de la distance qui les séparera? Ou auront-elles l'occasion de se revoir de nouveau? L'histoire ne nous le dit pas. Quoi qu'il en soit, j'ai apprécié ce combat surréaliste, et également la relation entre Claudine et Maya. Dans le lot, ce sont ces jeunes femmes qui font le plus preuve de maturité dans leur amour...
Karen x Hikari
Alors quand je suis arrivé au cinquième et dernier affrontement, celui entre Karen et Hikari, j'ai trouvé qu'il était moins impressionnant que les autres sur le plan technique. En fait, il n'y a pas de combat en tant que tel. Sur le coup, cela m'a surpris et déçu, car il met en scène les deux principaux personnages et je m'attendais à ce que ça bouge! Mais c'est ainsi parce que Karen a perdu toute envie de se battre, et même de vivre. Avant même de que le duel ne commence, elle a déjà tout abandonné. Sur le point de fondre en larmes, Karen exprime la sensation de vide qui l'a envahie une fois que Starlight fut chose du passé. Elle explique que la seule chose qu'elle voyait sur scène, c'était Hikari. Puis ensuite, en confiant à Hikari qu'elle n'a plus rien, elle se dirige vers elle le regard plein d'angoisse, s'effondre et puis meurt! C'est à ce moment que Hikari court vers elle, lui crie de ne pas mourir et s'excuse de l'avoir quittée, en pleurant à chaudes larmes. Elle confie à sa copine inerte que si elle était partie après Starlight, c'est parce qu'elle avait réalisé qu'elle était trop captivée par elle, et que cela lui faisait peur. Ensuite, elle lui explique que c'est grâce à elle qu'elle est devenue une fille de scène, car quand elle était toute petite, elle avait tellement été impressionnée par Starlight qu'elle avait abandonnée l'idée de faire du théâtre, pensant que c'était impossible d'être aussi éblouissante. Mais quand Karen lui fit faire la promesse de jouer avec elle dans une pièce, elle a changé d'idée et elle a décidé de devenir une artiste de théâtre. En d'autres mots, le sentiment que Karen ressent depuis toujours envers Hikari a toujours été réciproque. Les deux filles pensent l'une à l'autre depuis tout ce temps...
Peu de temps après cette déclaration, la scène s'ouvre pour laisser le corps de Karen tomber dans les abysses. La défunte se retrouve alors dans un train qui parviendra à la ramener à la vie. Une fois le long trajet terminé, elle retourne sur scène auprès de celle qu'elle aime. Heureuse d'être de nouveau en vie, la jeune femme cite la fameuse ligne que l'on répète plein de fois dans le film: « Le train se rendra à coup sûr à la prochaine station. » Hikari complète la citation, en demandant à Karen: « Et la fille de scène? », ce que à quoi cette dernière répond, sourire aux lèvres, qu'elle se rendra sur la prochaine scène. On se doute que le chemin sera long et que le processus de guérison de Karen n'est qu'à peine amorcé, mais au moins l'histoire se termine avec une lueur d'espoir. Et en ce qui concerne ce duel qui n'en est pas vraiment un, même s'il n'y a pas autant d'action que les précédents, j'ai trouvé la chanson interprétée par les deux adolescentes très belle. J'aurais aimé voir un vrai combat, mais en même temps ça n'aurait pas été crédible, compte tenu de l'état d'esprit de Karen. Leur discussion à coeur ouvert m'a beaucoup touchée. C'était selon moi la chose à faire, afin que la relation entre les deux adolescentes puisse passer au prochain niveau, et que cette fois-ci on reparte sur des bases encore plus solides!
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Maintenant que nous avons fait le tour des duels et des relations, revenons à l'analyse de l'oeuvre. Si j'avais à résumer ce dont il est question dans cet anime, je dirais que le thème principal est la séparation. Il y a tout d'abord la séparation au sens littéral, que l'on aborde dans chacun des duels. Au second degré, on peut penser en outre à la séparation qui se produit au début de l'âge adulte, où on quitte l'enfance confortable pour aller vers des horizons incertains. Puis aussi et surtout, dans ce film il est question de la séparation relationnelle qui se produit à la fin de l'adolescence, quand les jeunes filles qui sont en couple se quittent pour aller faire leur vie chacune de leur côté.
Au début des années 1900 au Japon, un nouveau genre littéraire fut créé: le class S. On y décrivait des relations très fortes entre filles, qui frôlaient l'amour romantique et où parfois même, il pouvait y avoir un baiser. Ce genre est né dans un contexte social particulier, où de plus en plus d'adolescentes étudiaient dans des écoles privées pour filles et dont certaines d'entre elles vivaient ce type de relations dans leur vraie vie. D'ailleurs, le Takarazuka Revue a lui-même inspiré des oeuvres littéraires de type class S. Étant donné que l'homosexualité était encore moins acceptée qu'aujourd'hui au pays du soleil levant, il était d'usage que ces relations restent temporaires, secrètes et subtiles. Ainsi à leur vie adulte, les jeunes femmes ayant expérimenté ce genre d'amour pouvaient devenir de bonnes épouses et mères de famille, et fournir à la patrie ce dont elle avait besoin. Dans les rares oeuvres où ça ne se produisait pas ainsi, ça se termine généralement de façon tragique, par exemple par la mort.
Dans Revue Starlight, c'est cela qui se passe, à quelques détails près. Les adolescentes ne se séparent pas pour se mettre en couple avec des hommes, mais plutôt pour se donner entièrement à leur art. Et aussi, pour plusieurs d'entres elles leur amour ne commence pas à l'adolescence, contrairement à ce que l'on voit souvent dans le class S. Pour Karen et Hikari, on voit des scènes qui se passent pendant leur enfance et on comprend que leurs sentiments ont commencé à naître à cette époque. Même séparées pendant des années, elles n'ont jamais cessé de penser l'une à l'autre. En ce qui concerne Futaba et Kaoruko, on a une situation similaire, où la relation est de très longue date. Puis surtout, la principale différence avec le class S, c'est qu'il y a une possibilité que les jeunes femmes puissent finir ensemble, du moins si on croit que le destin tragique de la pièce Starlight est évitable. Mais l'est-il vraiment?
La prémisse de la tragédie inexorable laisse présager que peu importe ce qui se passera, les protagonistes se retrouveront toujours séparées. À la fin du tout premier film, tout portait à croire que le destin avait été vaincu et qu'enfin Karen et Hikari allaient pouvoir être aux côtés l'une de l'autre. Or, ce que le deuxième film nous a démontré, c'est que finalement, quand le destin semble avoir été dévié de son but, en réalité c'est pour mieux nous rattraper. Ce n'est pas pour rien que nous appelons cela une tragédie. Pour ma part, je souhaites que ces filles qui s'aiment puissent finir heureuses ensemble, et au diable ce cruel destin! Mais je trouve également ces idylles éphémères très romantiques. Alors cette interprétation me plaît encore plus, d'une certaine façon...
Quoi qu'il en soit, j'ai énormément aimé cette oeuvre, et surtout le second film. Il y a plusieurs éléments que j'apprécie beaucoup, dont les différents niveaux d'interprétation, la musique et les relations atypiques entre filles. Et c'est sans compter la présentation sous la forme théâtrale et le côté visuel qui sont à mon goût. À ma connaissance, il y a très peu d'autres animes qui abordent ces thèmes de cette façon, en les présentant d'une façon poétique et symbolique...








