Vous souvenez-vous du jeu vidéo Blue Reflection: Second Light?
Au fil du temps, d'autres filles se joignent au groupe. En bout de ligne, il y a six personnages qui peuvent combattre et six autres qui sont présentes pour des raisons scénaristiques. Parmi toutes les demoiselles, il est possible d'avoir des rendez-vous galants avec neuf d'entre elles...
J'ai beaucoup aimé le second opus de Blue Reflection, davantage que le premier. Tout d'abord, j'ai apprécié le combat au tour par tour qui est très dynamique. Pendant les affrontements, il faut sélectionner en temps réel les actions des personnages. Il est possible de faire des attaques faibles plus rapidement, ou sinon d'attendre davantage pour utiliser des capacités plus fortes.
Essentiellement, c'est un bon système de combat, mais il y a une faille majeure: il n'y a aucune attaque qui permet de cibler un groupe d'ennemis. Toutes les capacités, sauf les ether tide, ciblent un seul adversaire. Or la plupart du temps, avant d'être en mesure d'utiliser l'ether tide, il faut avoir donné quinze coups consécutifs sans que l'ennemi n'ait utilisé une attaque remettant le compteur à zéro. Et cela arrive très peu souvent. Les rares fois où cela se produit, c'est lors des combats contre un boss seul. Autrement dit, les attaques de groupes sont, à toute fin pratique, totalement inutiles, et cela est bien dommage.
Malgré cette faille de conception, le combat est entraînant, surtout à partir du moment où les transformations sont disponibles. Quand une adolescente se transforme, elle se revêtit d'un joli costume et a accès à plus de capacités et, dans certaines circonstances, devient plus puissante. Étant donné que tout est en temps réel, ça va vraiment très vite. Si deux filles attaquent en même temps, on ne voit que l'une d'entre elles, ce qui fait en sorte qu'aucun temps n'est perdu à observer consécutivement les attaques. Dans certains cas, j'aurais préféré que la caméra soit à un endroit plutôt qu'un autre. Mais c'est le prix à payer pour la vitesse d'exécution. Et pour être franc, je préfère cela ainsi.
Enfin, dans certaines situations, le combat de groupe est interrompu et l'un de nos personnages se retrouve dans un affrontement à un contre un. Dans ce mode, il est possible d'utiliser une attaque, une esquive, une capacité de support ou une contre-attaque. Dans tous les cas, il faut avoir un certain timing et l'issue de ce segment influence la suite du combat principal. J'ai trouvé qu'il s'agissait d'un ajout fort intéressant, même si je n'étais pas très doué! :-)
À force de vaincre des ennemis, les filles montent leur niveau général et deviennent ainsi plus puissantes. Il y a également un deuxième type de niveau, celui du talent qui se gagne en faisant des quêtes ou en développant des relations. En augmentant son niveau de talent, on débloque de nouvelles capacités et on obtient des points qui nous permettent de gagner de la force, des points de vie, de pouvoir équiper davantage de fragments, de donner des effets bonus lors de la création d'objets, etc. Ça paraît compliqué, mais en réalité l'apprentissage se fait progressivement et intuitivement...
En ce qui concerne les fragments, ce sont des accessoires qui ont toutes sortes d'effets: augmenter une caractéristique, résister à des statuts négatifs comme la paralysie, donner des capacités spéciales comme la guérison, augmenter l'expérience gagnée, etc. La création d'objet, pour sa part, permet entre autres de cuisiner de la nourriture qui a comme effet de redonner les points de vie perdus, voire de revivre une alliée tombée au combat. Aussi, il est possible fabriquer du matériel de base qui servira ensuite à créer des lieux de rencontre, comme par exemple un stand de nourriture ou une distributrice automatique.
Les lieux de rencontre, à leur tour, augmentent certaines caractéristiques des personnages. Mais surtout, ils donnent des occasions de fréquenter les autres filles. Et dans ce jeu, si on le compare à son prédécesseur, les relations sont beaucoup plus intéressantes. Étant donné que les adolescentes sont toutes coincées sur une île, les relations sont plus intimes qu'elles ne le seraient dans une autre situation. Il y a moins de fan service sexuel dans ces scènes intimes, mais ces dernières en contrepartie sont plus gaies que jamais.
Il est possible de flirter et de faire quelques remarques qui font rougir les autres. Mais franchir le pas et se rendre à une relation de type romantique explicite, ça n'arrive pas. Du moins, la seule relation amoureuse qu'il y a, c'est entre deux personnages et c'est un élément majeur de l'histoire qui est lié à leur passé commun. Et d'ailleurs, j'ai trouvé cet amour très intéressant et l'histoire qu'il y a derrière est allé me chercher quelques larmes. Mais pour revenir à Ao, le personnage que l'on contrôle, elle reste souvent dans la zone d'amitié ou dans une certaine ambiguïté. Il y a une fille avec qui ça se termine par un baiser, mais lors de mon parcours, je me suis davantage intéressé à d'autres personnages, sans savoir comment les relations allaient se conclure.
À ce propos, quand on complète le jeu pour la première fois, il est impossible de monter au maximum le niveau de toutes les relations. Pour ce, on est obligé de refaire le jeu de nouveau, ce que j'ai trouvé regrettable... Ensuite, en ce qui concerne les musiques, elles sont à mon avis meilleures que dans le premier jeu. Elles sont mélodieuses et agréables à écouter. Toutefois, concernant le thème du combat, je préfère celui du tout premier opus, même si celui du second est bien. Mais c'est une question de goût. Pour ce qui est du côté visuel, il est correct. Il s'agit d'un jeu très niche à budget modeste, alors c'est limité question graphique par rapport aux jeux de grande envergure. Cependant, les lieux sont variés, originaux et visuellement agréables à regarder. Donc malgré le limitations budgétaires, ce jeu a quelques éléments à montrer.
L'exploration est généralement agréable et chaque monde est assez court. On ramasse du matériel, on combat des ennemis et on récupère des fragments de souvenirs. Les flashbacks que l'on voit ne sont pas très bien animés par contre. On voit des ombres discuter ensemble à travers le paysage des lieux que l'on explore. J'aurais aimé voir les vraies scènes se dérouler. Ah oui, ce que j'aurais apprécié également, c'est de ne pas avoir de missions de furtivité. Dans ces dernières, il faut se faufiler d'un point A à un point B sans se faire repérer par les ennemis, sinon on recommence tout. Cela m'a mis en rogne par moments, jusqu'à ce que je comprenne que je pouvais sauvegarder pendant ces missions et recharger la partie au besoin. Je n'ai eu aucun problème de conscience d'abuser de cette fonctionnalité, même si c'était un peu de la triche...
Enfin, il y a l'intrigue principale. Cette dernière est relativement simple. On découvre pourquoi toutes ces filles aboutissent sur cette île et pour quelle raison il ne semble ne rien y avoir en dehors de ces lieux. On voit aussi des personnages du premier jeu et de l'anime apparaître graduellement. Il y a certaines surprises en cours de route, mais rien de grandiose. On est plus dans l'histoire qui vient chercher quelques émotions que dans le scénario complexe qui stimule abondamment le cortex cérébral. Au final, ça donne un bon résultat et pour ma part, j'ai apprécié la cinquantaine d'heures passées sur ce jeu. Un jour, j'aimerais jouer à un nouvel opus de la franchise, mais malheureusement, pour le moment, le nouveau titre est un jeu mobile de type gacha...
En attendant, cette franchise m'a plu et ce jeu est mon Blue Reflection favori. Il n'arrive pas à la cheville de bien d'autres jeux de rôles certes, mais c'est l'un des rares magical girl en jeux vidéos et en prime, il est en trois dimensions. J'espère qu'un jour, on créera d'autres jeux de rôles avec cette thématique. D'ailleurs, au moment où j'écris ces lignes, le jeu This Way Madness Lies, un autre magical girl créé par un studio indépendant, vient tout juste de sortir. Dès que j'y aurai joué, je ne manquerai pas de glisser quelques mots à son sujet ici...






