Passer au contenu principal

Phantasy Star Online 2 - Episode Oracle

Il y a parfois des séries qui sont sous-estimées. 

Phantasy Star Online 2 - Episode Oracle

C'est le cas de Phantasy Star Online 2 - Episode Oracle. Contrairement à son prédécesseur, l'histoire racontée n'est pas celle de joueurs de MMO, mais plutôt celle des trois premiers épisodes du jeu en ligne. Tout ce qui s'y passe est donc réel et il n'y a pas de concept d'univers en dehors d'un jeu en ligne. 

Le protagoniste est Ash, un jeune homme qui a perdu la mémoire et qui, dans le but de retrouver ses souvenirs, se joint à ARKS, une organisation militaire qui vise à protéger l'humanité contre des créatures violentes et sanguinaires, les Darkers. Lors de sa première mission, tous se camarades se font tuer, sauf Afin, un newman (une race évoluée d'humains) qui s'est donné pour mission de retrouver sa soeur perdue depuis plusieurs années. Ce dernier deviendra ami avec Ash, de même que Matoi, une mystérieuse femme apparaîssant de nulle part, près d'un arbre majestueux, et qu'aucune base de données ou personne n'est en mesure d'identifier, comme si elle n'existait pas. 

Rapidement de nouveaux personnages s'ajouteront au lot: le conseil de six, des combattants puissants qui sont à la tête des ARKS, dont le trio original de héros ayant vaincu le puissant Dark Falz dans le passé; Xion, une entité omnisciente que seul Ash peut voir; Quna, une mystérieuse idole que tout le monde aime; Gettemhult, un membre agressif des ARKS ainsi que Melfonseana, une adolescente polie qui l'accompagne toujours; Sarah, une chasseuse de prime indépendante des ARKS qui en sait beaucoup et bien d'autres encore! Je regardais Mushoku Tensei en même temps que cette série (que j'ai préférée!) et je me suis dit "Enfin, des personnages masculins qui ont de l'allure!"

Au début, en présentant tous ces personnages, la table est mise pour les différents arcs narratifs qui auront lieu tout au long de la série. Cependant, jamais je ne me suis senti écrasé par toutes les informations livrées. Le scénario se déroule à un rythme relativement constant et à chaque fois que l'on change d'arc narratif, on n'est jamais pris par surprise par quelque chose qui sort de nulle part, car tout a été progressivement mis en place avant. Aussi, tout mystère laissé en suspens est éventuellement répondu. L'écriture n'est pas parfaite, mais c'est vraiment agréable de regarder cet anime. 

Le grand antagoniste de la série, Dark Falz, a plusieurs facettes qui sont incarnées par différents personnages. C'est une sorte d'entité abstraite qui prend possession de certaines personnes en exploitant leurs sentiments sombres. Parfois on pourrait avoir l'impression que les définitions du bien et du mal sont carricaturales, mais graduellement, chez ceux qui sont censés protéger l'humanité, les grands leaders et anciens héros des ARKS, on présente certaines zones grises quant à leur moralité. 

En ce qui concerne les scènes d'action, elles sont bien, mais pas excellentes. Ce n'est pas le point fort de la série. On note cependant une bonne diversité des armes et compétences, qui provient probablement du jeu en ligne. Ce qui est le plus intéressant dans cette série, ce sont plutôt les thèmes relatifs à la science-fiction qui nous sont présentés, comme l'existence d'une entité omnisciente, le voyage temporel, la corruption inévitable des combattants des ARKS à force d'absorber le mal des Darkers qu'ils affrontent et des expérimentations scientifiques qui ont mal tournées. Mon imaginaire s'est régalé de cet anime!

Au final, j'ai beaucoup apprécié. Je ne comprends pas pourquoi ce ne fut pas le cas de bien des gens. En plus, même si tous les épisodes du MMO ne sont pas adaptées, la fin est totalement satisfaisante. J'ai adoré cette série!

Messages les plus consultés de ce blogue

Les démons de Tokyo

Ma seconde tentative pour comprendre Doomed Megalopolis. Il y a quelques années, alors que je prenais le bus chaque jour pour aller travailler, je regardais des séries pour tuer le temps. À l’approche de l’Halloween, j’ai décidé d’adopter un vieil anime obscur, oublié et mal aimé : Doomed Megalopolis . Je me souviens avoir beaucoup aimé son atmosphère, sans rien y comprendre en fait, pour être honnête. Peut-être était-ce tout simplement parce que je n’étais pas assez attentif, dans ce contexte bruyant où je devais sans cesse interrompre le visionnement? Avec du recul et à tête reposée, j’ai décidé de revisiter cette courte série récemment, persuadé que j’allais enfin comprendre, et ce, sans trop d’efforts. I was fucking wrong. L’histoire commence en 1907, alors que Kato, un mystérieux homme en costume d’armée, tente de réveiller Masakado, un dieu censé protéger Tokyo, pour que la colère de la divinité se déchaîne sur la ville. Son plan échouant, il se tourne vers Yukari, un...

Une montagne qui n’en est pas une

Les bas (et surtout les hauts) d’Encouragement of Climb. Parfois, on tient une perle entre les mains sans le savoir. C’est ce qui m’est arrivé avec Encouragement of Climb , un anime dont j’ai découvert la richesse petit à petit, jusqu’à m’y attacher bien plus que je ne l’aurais cru au départ. L’histoire commence quand Aoi, une jeune fille timide, retrouve Hinata, une amie d’enfance avec qui elle a gravi une montagne quelques années plus tôt. Passionnée par la randonnée en montagne et pleine d’entrain, Hinata embarque Aoi dans son monde et, chemin faisant, l’aide à sortir peu à peu de sa coquille. Il m’a fallu un certain temps pour me faire une idée de cette série. La première saison, composée d’épisodes de seulement trois minutes, introduit les personnages à un rythme rapide. Et pourtant, malgré ce format ultra court, plusieurs sujets sont abordés : l’importance de l’équipement, le plaisir de manger en montagne, ou encore les débuts hésitants d’Aoi, qui apprend peu à peu à s’adapte...

Un disque rayé, mais attachant

Mon aventure lyrique avec Rhapsody: A Musical Adventure. Alors que je commençais à jouer à Final Fantasy XVI avec ma femme, certains passages m’ont paru particulièrement violents. J’avais envie d’alterner avec quelque chose de plus léger. C’est ainsi que je me suis lancé dans Rhapsody: A Musical Adventure , un petit jeu sympathique qui traînait depuis des années dans ma liste infinie des jeux à finir. J’y avais déjà touché il y a plusieurs années, à l’époque où je l’avais encore sur DS. J’avais lancé une partie, mais sans vraiment accrocher. Je me souviens vaguement l’avoir trouvé trop facile, et l’avoir rangé après quelques minutes. Cette fois, j’ai décidé de lui redonner une vraie chance. J’étais vraiment dans le bon état d’esprit. Dès ma première session, j’ai été sous le charme. Le design des personnages et des créatures est adorable. Les premiers lieux que l’on explore, l’Orange Village et l’Ancient Forest, sont colorés et ont un petit côté féérique. La musique qui les acco...