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Final Fantasy II

Cet été, j'ai terminé le deuxième opus de Final Fantasy.

Final Fantasy 2

Quand je dit le deuxième opus, je ne parle pas du Final Fantasy II que nous avions eu à l'époque sur la Super Nintendo, qui était finalement le quatrième opus. Non, il s'agit bel et bien du jeu qui était sorti à l'origine sur la Famicom et que l'on a eu beaucoup plus tard en Occident. Plus précisément, j'ai joué à la version Pixel Remaster et heureusement que c'est cette version que j'ai choisie.

Ce jeu a la réputation d'être le pire de la franchise, en raison de son système non orthodoxe de progression. En effet, au lieu de gagner des niveaux, les personnages progressent en utilisant les armes et les sorts à leur disposition. S'ils se battent à l'épée, ils deviennent bon à l'épée; s'ils utilisent des sorts de soins ou de feu, ils deviennent meilleurs avec ces sorts en particulier et ainsi de suite. S'en suit une spécialisation des personnages qui est possible en utilisant de façon répétitive, voire abusive, les mêmes commandes. 

Personnellement, je trouve l'idée géniale et théorie, car ça fait changement. Mais en pratique, de la façon dont c'est implémenté la plupart du temps, je ne suis vraiment pas fan. Heureusement dans ce cas-ci, il était possible de multiplier la progression des personnages par 2 ou par 4, ce qui a évité que le jeu soit aussi difficile et pénible qu'il l'était à l'époque de sa sortie. Et cela, j'ai vraiment apprécié. Cela m'a permis de terminer le jeu en environ 16 heures. 

Final Fantasy 2 Battle

En ce qui concerne l'histoire, c'est très simple. L'empire est méchant. L'empire attaque les héros et ces derniers s'engagent dans la résistance pour le vaincre. Il y a plusieurs personnages qui meurent, et des villages qui sont détruits. C'est quand même assez sombre. Mais à cause du fait que le dialogue est limité et que les personnages ne sont pas tant développés, les catastrophes qui se produisent n'ont pas autant d'impact que celles dans Final Fantasy VI disons. 

Mais ce n'est pas mauvais pour autant - surtout pour l'époque - et soyons francs, on ne joue pas à un jeu aussi vieux pour l'histoire. C'est pour les combats, l'exploration et la progression en force des personnages que l'on est là. Et à ce niveau, j'ai été très satisfait. Premièrement, le monde est ouvert dès le début. Certes, si on va au "mauvais" endroit on se fait décimer rapidement, mais c'est quand même possible. Et avec le boost qui permet aux héros de devenir plus forts plus vite, ça devient assez rapidement possible d'aller à peu près partout. J'ai bien apprécié me perdre au cours de mon périple. 

C'est vraiment un plaisir d'affronter plus fort que soi, faillir mourir pour finalement ressortir vainqueur et se retrouver avec des héros plus forts que jamais. Mais ça, ce sont les trois premiers héros. Le quatrième est une vraie porte tournante et c'est dommage. En effet, l'histoire amène toujours un nouveau personnage qui se joint au trio permanent et à chaque fois, ce dernier est de loin moins bien entraîné que les autres, sauf la première fois où c'est le contraire. Personnellement, j'aurais préféré que ce soit plus balancé ici. La plupart du temps, j'ignorais totalement le quatrième personnage, considérant que c'était un jeu avec trois héros. Et savez vous quoi? C'est totalement possible de procéder ainsi, du moins dans la version Pixel Remaster. 

Final Fantasy 2 town

Ceci dit, je ne comprends pas exactement pourquoi, mais à un certain moment il était impossible de faire progresser les armes de mes personnages au delà d'un certain niveau. Peut-être étaient ils trop forts globalement par rapport aux ennemis et que quand ça arrive, ça bloque toute progression. Mais quoi qu'il en soit, quand je suis arrivé au boss final, toute attaque physique l'égratignait à peine. On aurait même pu dire que l'on le chatouillait avec nos armes! Il a donc fallu que l'on utilise la magie, qui heureusement, progresse d'une autre façon que les armes, ce qui a permis de lui faire suffisamment de dégâts, de façon que je ne prenne pas des heures dans un affrontement contre un ennemi qui est un éponge de points de vie. 

Ah et parlant du boss final, le thème de Pandemonium, dans la version remaster, est épique. Pendant plusieurs jours, je sentais le besoin de réécouter cette sublime musique. Ça n'a rien à voir avec ce qui était dans la version Famicom, avec la technologie musicale très limitée de la console. Square Enix a fait un grand effort à ce niveau et c'est un des éléments qui démarque encore aujourd'hui grandement ces jeux des indies qui tentent d'émuler sans succès les musiques des jeux d'antan. Une telle musique orchestrale n'est possible qu'avec le budget d'une grosse boîte. Ou bien les petites compagnies négligent ce point. Et pourtant, c'est tellement essentiel à l'expérience vidéoludique! 

Bon, ici se termine mon avis sur ce jeu mal aimé. En résumé j'ai bien aimé, malgré les défauts. Et c'est probablement dû aux petits extras de la version Pixel Remaster. Oui, c'est le Final Fantasy que j'ai le moins apprécié. Mais si je le classe par rapport aux nombreux autres RPGs que j'ai joués, il se retrouve quand même dans la moyenne. Et cela signifie en d'autres mots que la franchise de Final Fantasy, dans son ensemble, est vraiment de haute qualité. Je l'adore!

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