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Le 10 animes que j'ai vus récemment - partie 1

L'automne dernier, je me suis enfin décidé de m'attaquer à KonoSuba.

Cette série raconte l'histoire de Kazuma, un jeune homme qui est envoyé dans un nouveau monde après avoir perdu la vie dans un accident. Vous me direz "Mais quelle originalité!", mais le twist ici, c'est que le jeune homme est mort d'une façon vraiment ridicule en tentant de sauver quelqu'un qui n'était pas du tout en danger et une fois qu'il arrive devant la déesse Aqua, elle se moque carrément de lui. Avant de partir dans l'autre mode, il a le choix d'apporter ce qu'il veut. Alors pour se venger d'elle, il décide de l'amener elle! 

Cet anime ne se prend pas très au sérieux. Les personnages sont colorés et l'humour, par moment, est quelque peu méchant. Il y a aussi une bonne dose de fanservice, tellement que certains ont surnommé cette série KonoBooba. En tout cas en ce qui me concerne, j'ai apprécié les trois saisons et le film que j'ai visionnées, et non, ce n'est pas à cause du volume mammaire des personnages féminins! Ça m'a fait sourire de voir cette parodie d'isekai qui se passe dans un monde où tout semble mal aller pour les nouveaux aventuriers et où le personnage principal meurt presqu'aussi souvent que Kenny dans South Park!

J'ai aussi vu le spinoff, An Explosion on This Wonderful World!

KonoSuba

Ici, on met en scène Megumin, l'un des personnages de la série principale. Le récit se passe avant que Kazuma n'arrive dans le portrait et on voit la nouvelle héroïne du récit étudier à l'école de magie et faire ses premiers emplois d'aventurière. L'adolescente a comme but de maîtriser une seule magie: celle de l'explosion. Lorsqu'elle était jeune, elle a vu une femme utiliser ce sort et depuis, très admirative, elle a décidé de travailler fort pour être en mesure de produire d'aussi belles et puissantes explosions. Au point d'en devenir obsédée!

Le ton de ce spinoff est un peu plus sérieux que celui de la série dont il est issu. On apprends à connaître les camarades de classes, la soeur et la meilleure amie de Megumin. Il y a certaines contradictions par rapport au récit principal qui sont créés par cette série, mais ce n'est rien de grave. Étonnamment, j'ai un davantage aimé ce spinoff que l'original. J'ai notamment aimé l'atmosphère sympathique et j'ai appris à apprécier Megumin, qui franchement ne m'intéressait pas tant avant qu'on crée une série consacrée à elle. 

Pour faire changement, j'ai choisi de regarder Tari Tari avec ma femme. 

Tari Tari

C'est une série qui met en scène cinq élèves - trois filles et deux gars - qui créent un club scolaire de chorale. Le focus est mis sur les trois personnages féminins, leurs drames et leur dilemmes, leur vie de tous les jours et également leur passé. Les dessins font un peu penser à ceux de l'excellent True Tears. D'ailleurs, la série est faite par le même studio et dans l'une des chansons chantée par la chorale, on fait un clin d'oeil au générique de l'autre série. 

Personnellement, j'ai bien aimé ce que j'ai vu. J'étais dans le mood de voir ce type d'anime, un peu dramatique, mais pas trop. Mais cet anime est un peu dans l'ombre de True Tears, qui est en tout point - personnages, histoire et exécution - meilleur que son successeur spirituel. Si on avait fait des deux gars autre chose que des figurants, ça aurait probablement été mieux. Mais malgré tout, il y a quelques moments drôles et c'est intéressant de voir les petites histoires de chacun des personnages, notamment celle de Wakana, une adolescente qui a perdu sa mère il y a quelques années et qui tente de terminer une chanson que cette dernière avait commencée avant de mourir... 

Atri est un autre drame que nous avons vu récemment. 

Atri

Le contexte dans lequel l'intrigue se passe m'intéresse grandement. C'est dans un futur lointain où l'eau a beaucoup montée et où la vie des humains a radicalement changée sur cette planète plus bleue qu'elle ne l'a jamais été. En surface, ça ressemble à l'histoire racontée dans le très intriguant (mais quelque peu endormant) Yokohama Kaidashi Kikou. Un récit post apocalyptique qui se passe dans un monde qui est étrangement plus calme et plus serein qu'il ne devrait être. Au cours d'une expédition sous-marine, Natsuki, une jeune homme ayant perdu l'une de ses jambes lorsqu'il était enfant, trouve Atri, un robot ayant l'apparence d'une petite fille, qui s'est donnée pour mission d'aider coûte que coûte son nouveau maître. 

Le jeune homme développe graduellement des sentiments romantiques pour l'être artificiel, et également il aide sa communauté à améliorer leur vie en développant des sources d'énergie alternatives. À un certain moment dans la série, un questionnement sérieux sur la nature humaine est mis sur la table, et on sent que l'histoire se dirige vers un dénouement où le personnage principal réalisera que ce qu'il ressent pour Atri n'est qu'une chimère, cette dernière étant incapable d'aimer comme un humain, malgré qu'elle soit programmée pour avoir l'air d'une vraie personne. Jusque là, malgré quelques imperfections ici et là, j'ai grandement aimé. Mais le problème, c'est qu'on balaie tout du revers de la main sans que tout soit tant logique, et on retombe dans certains clichés. Et c'est mal écrit en plus. J'ai trouvé cela décevant! Je n'ai pas du tout détesté la série, mais disons qu'on aurait pu faire beaucoup mieux. Surtout au département des personnages féminins, qui n'étaient pas très intéressants, que ce soit Atri ou la meilleure amie de Natsuki, Minamo, qui a une grande tendance à s'auto-cocufier! :-) Ceux qui ont vu la série comprendront. 

Dans le genre calme et serein, j'ai préféré Sakuna: Of Rice and Ruin.

Sakuna: Of Rice and Ruin

On y raconte une histoire mettant en scène Sakuna, fille d'une déesse de l'agriculture et d'un dieu de la guerre. L'être divin qui a l'apparence d'une enfant a mené jusqu'ici une vie oisive, passant son temps à boire du saké, se reposant sur le fruit du travail que ses défunts parents. Mais voilà qu'un jour, elle est bannie du royaume des dieux. Elle est forcée à s'établir sur une île peuplée de démons, où elle devra apprendre elle-même le dur labeur de la culture du riz, en compagnie de quelques humains dont elle devra également prendre soin. Douée pour le combat, elle devra explorer les lieux et affronter les ennemis qui se mettront à travers son chemin. 

L'anime se base sur un jeu vidéo qui alterne les phases d'exploration et les phases de développement agricole. J'avoue avoir beaucoup aimé cet étrange mélange que l'on trouve aussi dans l'anime. Ça m'a fait penser à la structure du récit et à l'atmosphère de Shining Hearts, un autre anime adapté d'un jeu vidéo. Mais cette fois-ci, au lieu d'être dans un contexte médiéval, on se retrouve dans un monde qui fait référence à la mythologie traditionnelle japonaise. Les personnages sont variés et sympathiques. Je pense entre autres à Myrthe, une religieuse qui croit à un seul dieu et pour qui les divinités ne sont que des anges et à Kinta, un petit garçon qui a par moments un sale caractère, mais qui a le coeur et travail. C'était très sympathique comme série, même si ça n'a pas tant attiré l'attention et les compliments des téléspectateurs. 

En ce qui concerne les cinq autres animes, j'en parlerai une autre fois... :-)

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