Passer au contenu principal

A Lull in the Sea

Je viens tout juste de terminer l'anime A Lull in the Sea.

A Lull in the Sea

C'est une série originale de P.A. Works qui raconte les péripéties amoureuses de jeunes gens. La twist ici, c'est qu'une partie des personnages proviennent de la mer et que l'histoire se passe dans un contexte de cohabitation pas toujours évidente entre les humains de la terre et ceux de l'eau. De plus, au beau milieu de la série, un événements majeur vient bouleverser la vie de tout le monde. 

J'adore le studio derrière la production et je n'ai pas été déçu par cette oeuvre. Je l'ai trouvée touchante (mais est-ce moi qui est trop sentimental?) et j'ai particulièrement aimé la deuxième partie de l'histoire, où après un saut de cinq ans, on voit graduellement la vie des personnages reprendre où elle était. 

J'aime quand dans les séries il y a des personnages qui prennent en maturité. J'ai apprécié voir Miuna, une petite fille qui n'acceptait pas la perte de sa mère, évoluer jusqu'à devenir, par amour, l'un des pilier principal lors de la deuxième moitié du récit. J'ai aussi eu une agréable surprise avec Chisaki, une jeune femme amoureuse dont les sentiments et la perspective murissent lentement et sûrement, alors qu'elle emménage avec Tsumugu, vivant avec lui en tout point, sauf en nom, une vie de jeune couple. Parlant de ce dernier, je l'ai apprécié aussi, mais j'ai trouvé qu'en cinq ans, il n'a pas beaucoup changé. Il était déjà relativement mature adolescent et à part du fait qu'il fait de la recherche scientifique, émotionnellement, il reste plus ou moins le même. 

Mais je ne vous ai pas parlé des personnages principaux: Hikari et Manaka. Si je ne l'ai pas fait, c'est que je n'ai pas grand chose à dire à leur propos. Ou peut-être finalement. Alors j'y vais! Hikari est le moteur de l'histoire. C'est lui, par ses actions, qui fait avancer le récit. Du moins au début. Il a un sale caractère, mais il aime Manaka. Cette dernière, très peu mature, est plus ou moins passive et j'ai eu l'impression qu'elle était davantage l'objet de l'histoire qu'une actrice y participant activement. Ils me font penser en quelque sorte à Vaan et Penelo de Final Fantasy XII. Ils sont là, ils sont mis de l'avant, mais les autres personnages leur font de l'ombre. Surtout en ce qui concerne Manaka, qui fait Princesse à sauver, ce qui n'est pas tant ma tasse de thé.

À part tous ces gens, il y a d'autres personnages bien entendu. Mais je ne m'éterniserai pas sur le sujet. Sauf peut-être mentionner Akari, la grande soeur de Hikari qui devient, au cours du récit, mère de famille. Comme personnage secondaire, elle me tombe dans l'oeil - surtout au début, où elle a davantage d'importance. Enfin, en ce qui concerne le visuel, je l'ai beaucoup aimé, sans surprise. Je l'ai probablement déjà mentionné ici, mais j'ai un fascination pour les lieux aquatiques, comme dans Macross Delta, dans Carole & Tuesday, dans AKB0048, dans Aria, dans The Aquatope on White Sand dans Yokohama Kaidashi Kikou et même dans Atri malgré que je n'ai pas du tout apprécié la fin. Mais là je m'égare, alors concluons...

Au final, malgré que la série a quelques imperfections, j'ai l'ai beaucoup aimée. La romance y évolue à pas de tortue certes, mais plusieurs personnages se développent et leur vie finit par changer, le tout dans un contexte particulier qu'on ne voit pas dans bien d'autres séries du genre. C'était vraiment bien!

Messages les plus consultés de ce blogue

Les démons de Tokyo

Ma seconde tentative pour comprendre Doomed Megalopolis. Il y a quelques années, alors que je prenais le bus chaque jour pour aller travailler, je regardais des séries pour tuer le temps. À l’approche de l’Halloween, j’ai décidé d’adopter un vieil anime obscur, oublié et mal aimé : Doomed Megalopolis . Je me souviens avoir beaucoup aimé son atmosphère, sans rien y comprendre en fait, pour être honnête. Peut-être était-ce tout simplement parce que je n’étais pas assez attentif, dans ce contexte bruyant où je devais sans cesse interrompre le visionnement? Avec du recul et à tête reposée, j’ai décidé de revisiter cette courte série récemment, persuadé que j’allais enfin comprendre, et ce, sans trop d’efforts. I was fucking wrong. L’histoire commence en 1907, alors que Kato, un mystérieux homme en costume d’armée, tente de réveiller Masakado, un dieu censé protéger Tokyo, pour que la colère de la divinité se déchaîne sur la ville. Son plan échouant, il se tourne vers Yukari, un...

Une montagne qui n’en est pas une

Les bas (et surtout les hauts) d’Encouragement of Climb. Parfois, on tient une perle entre les mains sans le savoir. C’est ce qui m’est arrivé avec Encouragement of Climb , un anime dont j’ai découvert la richesse petit à petit, jusqu’à m’y attacher bien plus que je ne l’aurais cru au départ. L’histoire commence quand Aoi, une jeune fille timide, retrouve Hinata, une amie d’enfance avec qui elle a gravi une montagne quelques années plus tôt. Passionnée par la randonnée en montagne et pleine d’entrain, Hinata embarque Aoi dans son monde et, chemin faisant, l’aide à sortir peu à peu de sa coquille. Il m’a fallu un certain temps pour me faire une idée de cette série. La première saison, composée d’épisodes de seulement trois minutes, introduit les personnages à un rythme rapide. Et pourtant, malgré ce format ultra court, plusieurs sujets sont abordés : l’importance de l’équipement, le plaisir de manger en montagne, ou encore les débuts hésitants d’Aoi, qui apprend peu à peu à s’adapte...

Un disque rayé, mais attachant

Mon aventure lyrique avec Rhapsody: A Musical Adventure. Alors que je commençais à jouer à Final Fantasy XVI avec ma femme, certains passages m’ont paru particulièrement violents. J’avais envie d’alterner avec quelque chose de plus léger. C’est ainsi que je me suis lancé dans Rhapsody: A Musical Adventure , un petit jeu sympathique qui traînait depuis des années dans ma liste infinie des jeux à finir. J’y avais déjà touché il y a plusieurs années, à l’époque où je l’avais encore sur DS. J’avais lancé une partie, mais sans vraiment accrocher. Je me souviens vaguement l’avoir trouvé trop facile, et l’avoir rangé après quelques minutes. Cette fois, j’ai décidé de lui redonner une vraie chance. J’étais vraiment dans le bon état d’esprit. Dès ma première session, j’ai été sous le charme. Le design des personnages et des créatures est adorable. Les premiers lieux que l’on explore, l’Orange Village et l’Ancient Forest, sont colorés et ont un petit côté féérique. La musique qui les acco...