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Nos vacances au Nouveau-Brunswick

La semaine dernière, nous sommes allés au Nouveau-Brunswick.

C’était la première fois que nous faisions un trajet en voiture aussi long.

En soirée le dimanche, nous sommes arrivés au Airbnb que nous avions réservé pour quatre nuits à Moncton. L’endroit était bien confortable, avec trois chambres au sous-sol.

Seul bémol : le voisin, qui coupait des bûches de bois à deux mètres du jumelé où nous étions logés, avait un comportement un peu étrange.

Autre détail : les enfants étaient un peu inquiets à l’idée de dormir ailleurs, surtout Emma, qui avait de la difficulté à s’endormir seule dans sa chambre. 

Le lundi, nous sommes allés au Magnetic Zoo. C’est un petit zoo vraiment sympathique, où les animaux ont beaucoup d’espace. J’ai particulièrement aimé observer les oiseaux géants alors qu’habituellement, ce n’est pas trop mon genre : je préfère les animaux à fourrure. Les enfants en ont profité pour faire un petit tour de poney, ce qui est une première dans leur cas. 

À l’heure du dîner, nous avons voulu aller au A&W, mais nous avons découvert que c’était un service au volant uniquement (ça n’existe pas au Québec). Finalement, nous sommes allés au PFK et avons commandé un repas familial… que nous n’avons pas réussi à terminer malgré le fait que nous étions quatre personnes affamées.

En après-midi, les enfants se sont bien amusés au parc d’attractions Magic Mountain. Antoine avait un peu peur au début, surtout dans un manège où son visage avait viré au vert, mais à force d’essayer, il a fini par y prendre goût. À un moment, nous sommes passés à l’arcade, mais comme les instructions n’étaient pas claires à mon goût, j’ai tenté de recharger une carte de points… et la seule chose qui a fonctionné, c’est le retrait de dix dollars, évaporés dans le néant.

Parlant de choses floues, dans cette province-là, rien n’est vraiment bien indiqué. On ne sait jamais trop ce qu’il y a à faire dans les lieux touristiques ; certaines voies qui semblent aller tout droit te forcent à tourner à gauche sans prévenir ; et ce que dit Google Maps n’est pas toujours vrai, surtout à propos des heures d’ouverture et des meilleurs trajets à prendre. 

Le mardi matin, nous avons visité le parc provincial Hopewell Rocks. Le côté randonnée en montagne était agréable, mais j’avoue que j’aurais mieux fait de ne pas traîner le chariot : il encombrait plus qu’autre chose. Heureusement, à un certain moment, j’ai pu retourner le porter à l’auto, et la deuxième moitié de notre exploration s’est déroulée beaucoup plus facilement.

Les sentiers menaient jusqu’au bord de la plage, mais c’était pour observer, pas pour se baigner. Il y avait d’ailleurs plusieurs panneaux d’interdiction à cause des espèces protégées. Au début, on avait un peu l’impression qu’on n’avait le droit d’aller nulle part… sauf peut-être au coin désigné pour les fumeurs, en pleine nature, lol.

Pour le dîner, nous avons mangé au restaurant du parc. J’ai été conservateur : un burger au poulet. Antoine a pris un hot-dog, Emma un burger classique. Il n’y a qu’Émilie qui a osé quelque chose de différent… avec sa poutine aux fruits de mer, qui ressemblait à des coquilles Saint-Jacques. Dans tous les cas, c’était très bon !

Après le repas, et après quelques hésitations, nous avons fini par nous rendre à la plage d’Alma. Tout le monde s’est bien amusé, malgré une eau vraiment froide, à tel point qu’une fois rendus là où l’océan commence, nos pieds gelaient jusqu’aux os. Il faut dire que, comme la veille, la météo ne nous avait pas donné beaucoup de soleil : pratique pour ne pas avoir à se mettre de la crème solaire aux dix minutes, mais moins pour se tremper les pieds.

La plage n’était pas particulièrement propice à la baignade, mais elle était remplie de coquillages, ce qu’Antoine a adoré. Lui qui était fatigué un peu plus tôt a retrouvé toute son énergie en fouillant dans le sable. À un moment, Emma a pris un crabe qu’un grand garçon avait trouvé, et l’a manipulé dans tous les sens. C’était presque de la torture. Je me suis imaginé que le cœur de la pauvre créature s’était arrêté tellement elle le tripotait. Heureusement pour lui, il a fini par s’enfuir, lol.

Enfin, nous avons pris la route du retour vers notre logis. Mais pas sans embûches. J’ai déjà mentionné que Google Maps n’était pas toujours fiable au Nouveau-Brunswick… Eh bien, cette fois, il nous a fait passer par Mountain Road : une route (si on peut appeler ça une route) en si mauvais état qu’un gros camion aurait craint pour sa suspension. Imaginez notre petite berline ! Émilie était complètement paniquée, avec raison, et quand on a vu qu’il restait encore des kilomètres et des kilomètres à faire sur ce trajet, on a rebroussé chemin pour prendre une vraie route. 

Le mercredi fut la journée Parlee Beach. Quel endroit magnifique! En plus, cette fois, la météo était de notre côté. On a eu un peu de mal à trouver le stationnement, tellement qu’il a fallu que je demande des indications au terrain de camping tout près. Pourtant, ce n’était pas si compliqué… Mais peut-être étions-nous devenus trop paranoïaques après que Google nous ait envoyés, la veille, sur une route digne d’une zone de guerre!

Le matin, la marée était haute, alors on en a profité pour se baigner avec nos téléphones dans nos bourses, ce qui n’était pas très pratique. La prochaine fois, on pensera à apporter nos étuis étanches! Emma avait envie d’explorer les environs, alors je suis allé avec elle pendant qu’Émilie restait près du chariot avec Antoine, qui venait tout juste de se relever après s’être fait enterrer dans le sable. En marchant avec ma fille, j’ai réalisé à quel point l’endroit était vaste.

Pour le dîner, nous avons mangé à la Moque-Tortue. C’était vraiment bon! Émilie et Emma ont pris des guédilles au homard, tandis que moi j’ai choisi les croquettes baptisées « le crabe en parade ». J’en ai profité pour blaguer en disant que je mangeais le crabe qu’Emma avait manipulé la veille… En tout cas, c’est un très bel endroit : il y a une belle terrasse, et même des jeux de société à l’intérieur pour ceux que ça intéresse.

Après le repas, nous avons un peu exploré la rue principale, pris quelques photos devant un homard géant, puis dégusté une crème glacée qui était un peu trop grosse à mon goût. Pour mon estomac du moins. À Québec, pour le même prix, on aurait eu une portion bien plus petite! Pendant que je finissais de m’empiffrer, je méditais sur le fait qu’il y avait quand même pas mal de gens qui parlaient français dans cette province que j’imaginais beaucoup plus anglophone.

En après-midi, nous sommes retournés à Parlee Beach. Cette fois, la marée avait baissé. On a trouvé des flaques d’eau très chaudes, et même la mer était étonnamment confortable, plus chaude que notre propre piscine avec notre thermopompe! Cette fois-ci, je suis surtout resté avec Antoine, et ensemble, on a tenté de creuser des rivières et des lacs dans le sable. Je me suis amusé comme un enfant!

Le vendredi, c’était déjà le moment de rentrer à la maison. Le retour s’est bien déroulé, malgré un petit embouteillage sur la rive sud de Québec. J’aurais bien prolongé le voyage de trois jours dans le coin de l’Île-du-Prince-Édouard, mais les enfants commençaient à être pas mal fatigués. Ce sera pour une autre fois!

Dans l’ensemble, l’expérience a été vraiment agréable et même la route s’est mieux passée que je l’avais imaginé.

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