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Un retour aux sources

Digimon Adventure, et d’autres animes qui ont marqué mon automne. 

Cet automne, j’ai poursuivi mon exploration de la franchise Digimon avec la toute première saison, Adventure. Un retour qui m’a ramené un quart de siècle en arrière, à l’époque où je regardais la série chaque jour en rentrant des cours, au milieu de mes études en informatique.

Dans Digimon Adventure, des enfants sont projetés dans le monde digital, où chacun rencontre son partenaire, un Digimon. Ensemble, ils affrontent les dangers de cet univers, tandis que leurs compagnons évoluent progressivement au fil de l’intrigue.

J’ai particulièrement aimé le sens de l’aventure de cet anime. Après une première phase centrée sur l’exploration d’une grande île, le monde s’élargit une fois le premier antagoniste vaincu, révélant de nouveaux lieux et de nouveaux ennemis. La série, d’abord répétitive, gagne alors en variété, notamment lorsque les enfants sont séparés et vivent chacun leurs péripéties. Si au début je n’étais pas convaincu d’apprécier autant, cette série m’a gagné avec le temps.

Ce que j’ai encore plus apprécié, c’est lorsque l’histoire bascule dans le monde réel. Le ton devient alors beaucoup plus dur, jusqu’à surprendre. Pour la première fois, des Digimon bienveillants sont tués. Puis, lorsque les enfants retournent dans le monde digital, où plusieurs années se sont écoulées durant leur courte absence, le contraste est brutal. Le monde autrefois verdoyant est en ruines, et d’anciens alliés se sacrifient les uns après les autres.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler, mais j’ai beaucoup aimé cette direction, et je ne me souvenais pas que cette série pour enfants pouvait être aussi intense.

Ce qui est moins intense, malgré sa prémisse très sérieuse, c’est Tearmoon Empire.

La série raconte l’histoire de Mia, une princesse de douze ans, qui dans sa vie précédente a été condamnée à la guillotine pour avoir trop mal géré son royaume. Grâce à son journal relatant les événements de ce futur, elle obtient une seconde chance.

Or, loin de vouloir s’amender pour le bien de son royaume, la jeune fille cherche avant tout à éviter que sa tête ne se retrouve détachée du reste de son corps. Dépourvue de toute aptitude réelle, elle agit par pur instinct de survie, mais ses actions sont interprétées comme des preuves de génie et de clairvoyance. Et c’est précisément là que réside tout l’humour de cette comédie.

Franchement, je me suis beaucoup amusé avec cet anime. C’était relaxant, et j’ai fini par apprécier la petite Mia, qui, à sa façon, est très attachante.

Mais savez-vous qui j’ai trouvée encore plus attachante ? Anne, de la série Anne Shirley.

Dans cette adaptation animée du roman, on suit Anne, une jeune orpheline débordante d’imagination, adoptée par les Cuthbert, qui découvre les joies et les peines de la vie sur l’Île-du-Prince-Édouard dans la seconde moitié du XIX siècle. La série accompagne Anne de la fin de l’enfance jusqu’au début de l’âge adulte.

Pour la suite, j’ai eu de la difficulté à mettre des mots sur ce que la série m’a fait ressentir. L’histoire est vaste, et chaque tranche de vie m’a laissé une trace différente. J’ai vécu une véritable montagne russe d’émotions.

Certains thèmes m’ont parfois mis mal à l’aise, la mortalité, pour ne nommer que celui-là, mais, à chaque épisode, j’ai eu le sentiment d’être devant une production d’une grande qualité. Et visuellement, la série m’a aussi beaucoup marqué, avec ses paysages dignes de cartes postales.

Il ne m’arrive pas souvent de me tourner vers des œuvres aussi réalistes, mais cela ne veut pas dire que je ne les apprécie pas. Bien au contraire : la profondeur du récit a réveillé en moi des émotions que je n’exprime que rarement, et dont je n’ai pas toujours conscience.

Pour terminer sur une note plus légère, il faut absolument que je vous parle de Dungeon People.

C’est ma surprise de l’année. Loin d’être l’anime au meilleur scénario, et encore moins au visuel le plus soigné, il a malgré tout réussi à me charmer.

L’histoire est simple et directe : on suit Clay, une voleuse qui découvre par accident que le donjon qu’elle explore est entièrement artificiel. Propulsée dans l’envers du décor, elle rencontre le boss final, Belle, qui, au lieu de lui effacer la mémoire, lui offre un emploi.

On la voit alors remplir les coffres à l’insu des aventuriers, assister à des entrevues avec des monstres, ou encore concevoir le design d’une nouvelle version d’un étage entier. L’approche de la série est très méta, et le fait que tout cela se déroule dans un monde réel plutôt que dans un jeu vidéo crée un contraste particulièrement amusant.

Elle m’a fait penser un peu à une autre œuvre tout aussi hilarante et dans le même registre, Sleepy Princess in the Demon Castle. Mais ici, l’univers a un côté plus sombre. L’entreprise que Clay et Belle gèrent, même si elle crée des richesses, se révèle fatale pour les malheureux qui échouent. On apprend d’ailleurs, comme si de rien n’était et au beau milieu d’une conversation, qu’avant que les groupes d’aventuriers n’emploient des voleurs, la majorité des morts était due aux pièges. Bizarre, mais amusant, pour quiconque a un humour décalé.

Il me reste encore une poignée d’épisodes à terminer, mais je peux affirmer sans hésiter que j’adore cette série, qui ne manque pas d’originalité!

Maintenant que l’automne se termine bientôt, j’ai bien hâte de découvrir les œuvres qui sortiront de mon sac à surprises cet hiver.

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